• Les Oyonnaxiens de Valentin Ursache veulent assurer une demi-finale à domicile. Pour cela, il faudra gagner le choc de cette avant-dernière journée contre Brive jeudi soir. Photo Icon Sport
    Les Oyonnaxiens de Valentin Ursache veulent assurer une demi-finale à domicile. Pour cela, il faudra gagner le choc de cette avant-dernière journée contre Brive jeudi soir. Photo Icon Sport
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Pro D2

Au nom de l’histoire

Les deux équipes sont de vieilles connaissances et leurs confrontations ont souvent pesé sur la destinée des "Oyomen".

Qui aurait songé à écrire un tel scénario confrontant pour l’avant-dernière journée de la phase régulière les deux relégués du Top 14 installés au coude à coude dans le fauteuil de leader ? En l’état, les deux équipes ont assuré leur qualification et pris une option sur la possibilité de disputer une demi-finale à domicile. Celle qui s’imposera ce jeudi soir la validera.

"Aujourd’hui nous nous sommes fait une place au soleil. Nous nous sommes offerts cette possibilité, mais il faudra faire le boulot jusqu’au bout" résumait le capitaine oyonnaxien, Valentin Ursache, après la victoire acquise face à Nevers. Depuis, le petit point rapporté de Provence a permis au club du Haut-Bugey d’avancer un peu plus vers son objectif avant le match décisif qui s’annonce à Mathon.

Le déroulement du championnat veut que le choc des anciens pensionnaires du Top 14, prétendants ouvertement déclarés à une remontée immédiate, soit aussi celui des co-leaders… et ce n’est pas la première fois qu’Oyonnax joue son destin face à Brive. L’importance des duels entre Haut-Bugistes et Corréziens est écrite dans l’histoire du club de l’Ain qui, hasard supplémentaire du calendrier fêtera ses 110 ans ce jeudi.

Le 13 avril 2013, lors de 27e journée de Pro D2, c’est à Brive qu’Oyonnax était allé chercher le point de bonus (30-29) qui lui manquait pour valider son titre de champion de France et la montée en Top 14. Un an plus tard, lors de l’ultime journée de Top 14, le 3 mai 2014, c’est encore à Brive qu’Oyonnax obtenait un bonus défensif (19-17) lui permettant de coiffer Perpignan au poteau et d’assurer son maintien. Il y a un an, le 14 avril 2018, Brive se présentait à Mathon pour un duel de bas de tableau. Avant ce match, les Brivistes occupaient la treizième place du classement juste devant Oyonnax. La victoire des Oyomen (40-17) leur permettait d’inverser l’ordre et de gagner le doit à un espoir finalement déçu lors du match d’accession face à Grenoble.

Un véritable quart de finale

Ce jeudi, une autre page sera à écrire, celle de l’avant dernier chapitre d’une histoire dont les Oyomen ont dressé les contours en début de saison. "Depuis juillet nous avons travaillé pour parvenir à disputer une demi-finale à domicile en terminant à l’une des deux premières places de la poule. Nous en sommes tout prêt" résume Adrien Buononato. Mais derrière cette première cible s’en cachent d’autres dont le directeur sportif du Haut-Bugey et ses joueurs n’ont jamais fait mystère. "Nous partageons le désir de permettre à Oyonnax de retrouver le Top 14, mais ce que nous voulons tous c’est décrocher un titre de champion qui nous rassemblera."

S’imposer face à Brive n’apportera aux Oyomen aucune assurance d’aller au bout de leurs ambitions mais leur permettra en revanche de franchir un premier cap. "Pour assurer notre place en demi-finale il nous reste à disputer à Mathon un huitième de finale contre Nevers et un quart de finale face à Brive" annonçait Adrien Buononato avant la réception des Nivernais. Le premier couperet a été évité. Reste pour Oyonnax le duel au sommet avec Brive, en forme de rendez-vous avec son destin, voire peut-être avec son histoire. Pour présenter le match le site du club annonce clairement la couleur "objectif demi-finale"…en espérant plus car comme la saison passée, dans un tout autre contexte, le choc entre Oyonnax et Brive offrira à son vainqueur le droit à l’espoir, sans toutefois ruiner cette fois les chances du perdant.

Midi Olympique
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