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Entretiens

"ça fait trop longtemps qu’on trinque"

Vous avez perdu face aux Highlanders et concédé un essai de pénalité sur une mêlée que vous paraissiez dominer… Que s’est-il passé ?

Notre mêlée a dominé tout le match sauf une fois. J’ignore ce qui s’est passé sur celle-ci. C’est inhabituel, mais nous disposons d’une excellente mêlée. Le problème, c’est que nous avons perdu la mêlée qui comptait. C’est à l’image de notre match d’ailleurs… Nous avons manqué les moments clés de la rencontre.

Les Blues seront exempts la semaine prochaine, qu’allez-vous faire ?

Prendre un peu de repos d’abord, car certains d’entre nous ont beaucoup joué. Ces quelques jours de coupure vont nous faire du bien pour nous régénérer.

Vous venez de disputer votre centième match de Super Rugby avec les Auckland Blues, êtes-vous fier de cet accomplissement ?

Je le suis oui, mais je le serais certainement plus si nous avions fait un résultat ce soir. Jouer cent matchs avec les Blues était un rêve pour moi, mais nous jouons au rugby pour gagner. Et ce soir, nous ne l’avons pas fait.

Vous avez aujourd’hui 32 ans et avez saisi l’opportunité de vous affirmer en numéro un après la retraite de Keven Mealamu. Comment faites-vous pour durer aussi longtemps ?

Je suis déjà quelqu’un de très passionné dans tout ce que je fais. Avec les Blues, c’est pareil. Ce maillot représente beaucoup pour moi, et j’ai toujours voulu faire partie de l’épopée du club. Il me reste encore deux ans de contrat avec Auckland et je veux continuer à progresser pour laisser le maillot des Blues à un meilleur endroit que là où l’on me l’a confié.

En effet, vous avez prolongé avec les Blues et la NZRU, mais avez-vous reçu des offres de clubs étrangers ?

Oui, j’ai reçu des offres de l’Angleterre, de la France et du Japon. Mais j’ai préféré rester pour connaître le succès avec ce club. Après toutes ces années galères… Ça fait trop longtemps qu’on trinque, que l’on se fout de nous en Nouvelle-Zélande. On ne peut pas être performant en s’appuyant sur cette seule colère. On doit prendre les bonnes décisions au bon moment, tout au long de la semaine et pendant le match. Et cela ne sert à rien de ressasser les gloires du passé parce que nous sommes un nouveau groupe qui doit écrire sa propre histoire.

Quel regard portez-vous sur votre carrière ?

Quand je suis arrivé dans cette équipe, Kevy (Keven Mealamu, N.D.L.R.) m’a fixé un objectif : celui de laisser le maillot plus haut que là où on l’a trouvé. J’ai gardé cet objectif toute ma carrière, et je n’ai pas encore accompli tout ce que je voulais réaliser. Le leitmotiv de nos coachs, c’est d’être intraitable sur les fondamentaux. Sans cela, on ne pourra jamais exprimer le plein potentiel de ce groupe pour produire du beau rugby.

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