• L’arrière international n’a pas montré son aisance habituelle, ce qui a coûté des points précieux au Stade toulousain. Photo Icon Sport
    L’arrière international n’a pas montré son aisance habituelle, ce qui a coûté des points précieux au Stade toulousain. Photo Icon Sport
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Champions Cup

Les pieds dans le tapis

Remplaçant en quart face au Racing 92, l’arrière international était titulaire à Dublin. Malgré son 100 % au pied, il a beaucoup souffert dans le jeu.

La concurrence est rude au Stade toulousain. Thomas Ramos l’a bien compris. De retour du Tournoi des 6 Nations où il avait connu ses premières sélections en Bleu, il a débuté le quart de finale de Coupe d’Europe face au Racing 92 sur le banc. Lui, le canonnier attitré des Rouge et Noir avait dû laisser son numéro quinze à Cheslin Kolbe et son rôle de buteur à Zack Holmes et Romain Ntamack. "Tout le monde vise ces rendez-vous, avouait Ramos quelques semaines après. Au Racing, j’ai ressenti de la frustration mais notre force est la polyvalence des mecs à plusieurs postes et aucune place n’est assurée. La victoire était au bout, donc je n’ai pas pensé à mon ego. Pour rester dans le XV ou être au moins dans les vingt-trois, chaque prestation est importante." Il s’était donc attaché à être performant lors de son entrée en jeu, réussissant notamment un coup de pied décisif pour préserver le succès des siens. Sa marque de fabrique cette saison puisqu’il est devenu roi des buts couperets à l’image de sa transformation en coin en poule contre le Leinster ou la pénalité du match nul à Clermont fin décembre.

Reste que le triangle arrière composé de Kolbe, Médard et Huget semblait tenir la corde pour cette fin de saison. Le Sud-Africain, entouré des ailiers internationaux expérimentés, pouvant négocier plus de ballons dans ce rôle d’arrière pour laisser libre cours à son génie. Un choix forcé par les absences des internationaux pendant le Tournoi devenu une évidence par la suite. Thomas Ramos pouvait alors s’attendre à jouer les jokers de luxe, entrant en jeu en cas de faillite au pied des hommes présents sur la pelouse ou assurer les coups de pied décisifs en fin de rencontre.

C’était sans compter sur une nouvelle redistribution des cartes avec l’absence de Zack Holmes sur commotion et la promotion de Pita Ahki en lieu et place de Romain Ntamack. Thomas Ramos, impérial dans l’exercice des tirs au but lors du match d’anthologie face à Clermont, au scénario fou et au suspense insoutenable, était donc de nouveau l’homme providentiel des Toulousains. Une réussite de bon augure pour l’entraîneur Régis Sonnes : "Quand on voit le score du match contre Clermont, on se dit que le rôle du buteur a forcément été déterminant. C’est important d’avoir un joueur capable de marquer des points aux quatre coins du terrain. Face à une équipe comme le Leinster, où tous les points vont compter, c’est indispensable d’avoir des garanties à ce niveau-là."

Deux erreurs fatales

C’est aussi ce que pensait le staff des Bleus en le titularisant dans ce même Aviva Stadium au mois de mars. Un jour où il n’avait pas eu le moindre coup de pied à tenter. Cette fois-ci, il a réussi un 100 % face aux perches, inscrivant neuf points dont une pénalité de quarante-cinq mètres en coin. Mais paradoxalement, il a aussi précipité la chute des siens en faisant preuve d’une trop grande fébrilité. Ainsi, c’est à la suite d’un coup d’envoi de sa part directement en ballon mort que les Irlandais récupéraient une munition qui amenait le premier essai. C’est aussi après un de ses dégagements contrés à l’entrée de ses 22 mètres que le Leinster remettait la pression sur les Toulousains. Résultat : carton jaune pour Gray et deuxième essai encaissé. Sans oublier quelques approximations sous les ballons hauts, Ramos souffrait avant de quitter la pelouse dès la 55e minute. Remplacé par un Médard bien plus entreprenant et dangereux. Comme l’ensemble de ses jeunes partenaires, l’ancien Columérin était là pour apprendre. Les leçons sont parfois difficiles.

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