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International

Eddie Jones au soutien des Sunwolves

Il faudra s’y faire, les Japonais n’auront plus de franchise de super rugby d’ici 2021. L’ex-sélectionneur du Japon, Eddie Jones, le déplore vraiment.

La fin de la franchise japonaise des Sunwolves après 2020 a fait couler pas mal d’encre dans le petit monde du rugby. Eddie Jones en personne s’est exprimé là-dessus cette semaine. Le coach du XV de la Rose est, faut-il le rappeler, l’ancien entraîneur de la sélection japonaise qui avait fait sensation en 2015 en battant l’Afrique du Sud.

"Le Japon doit absolument trouver une solution de remplacement. Si le Japon veut devenir une équipe du top 10, il doit pouvoir compter sur des joueurs bien préparés. La raison d’être des Sunwolves, c’était justement d’accoutumer les jeunes japonais à évoluer à un niveau intermédiaire entre le championnat national, qui n’est pas si mauvais et l’intensité des tests. Ce destin des Sunwolves est une énorme occasion manquée."

Eddie Jones est allé plus loin dans son propos. Il a parlé des victoires récentes du Japon face à l’Italie, au Tonga et du match nul face à la France ainsi qu’à la bonne résistance face à l’Angleterre. "Je suis sûr à 100% que ses bonnes performances sont dues à la participation de la franchise au tournoi des "Sudistes". Ils sont physiquement dans une condition différente de celle de mon époque. Et surtout, ils pensent qu’ils peuvent gagner. C’est une personnalité qui très différente de celle du groupe dont j’ai hérité quand j’ai pris les rênes de l’équipe en 2012."

On pourrait rétorquer que, dans les faits, il y a finalement peu de joueurs japonais qui jouent pour les Sunwolves cette année. On voit surtout des exilés des autres grands pays de rugby. Lors du dernier match (contre les Chiefs à domicile), il n’y avait que quatre Japonais dans le XV de départ et six sur le banc des remplaçants. 10 joueurs sur 23, c’est à peu près la proportion que nous avons constatée à l’occasion de chaque journée de ce Super Rugby. Est-ce beaucoup ? Est-ce peu ? Est ce suffisant pour vraiment préparer le Japon au plus haut niveau ? Les Argentins, eux, alignent 100% de nationaux.

Reste aussi à imaginer dans quelle compétition alternative, une franchise japonaise pourrait être reversée. On rappelle que les Sunwolves ont été victimes à la fois de l’hostilité des autres pays, surtout les Sud-Africains, ainsi que des clubs traditionnels japonais, mécontents de céder leurs meilleurs joueurs.

PREVOT Jérôme
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