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Fédérale 1

Jeunesses, déroulez !

"C’est un honneur que d’affronter un club aussi mythique. Vous vous rendez compte, qui, dans les jeunes générations de l’époque qui arrivent justement à maturité, n’avait pas un poster de Chabal sur les murs de sa chambre ?" Fier et même, ému, Éric Escribano. Certes, le colistier de Romain Fuertès au sein du staff piloté par Christophe Deylaud aurait reçu Dijon ou Nice avec autant d’égards et de respect mais cette affiche aux couleurs bleu et grenat a sans un peu plus de "gueule" encore : "Bourgoin-Jallieu, c’est très fort, très rigoureux, à l’image de l’école iséroise en général, avec un surcroît de mobilité par rapport à Grenoble quand les voisins en question luttaient à armes égales. Dans le sillage de leaders de jeu de l’envergure de Campeggia et de Leonte, notre adversaire sera d’autant plus favori que le match retour aura lieu dans un haut lieu chargé d’histoire tel que Pierre-Rajon, mais, à la limite, cela n’a guère d’importance. Le plaisir d’être parvenu à un stade aussi avancé de la compétition doit l’emporter sur toute autre considération."

"l’état d’esprit exemplaire des jeunes"

Et c’est vrai, mine de rien, le BSCR, après avoir conforté sa place de numéro trois sur l’échiquier départemental joue la vraie phase finale promotionnelle : "Vous savez, devancer Narbonne et Aubenas-Vals n’était écrit nulle part, surtout à travers le pari de la formation de jeunes pluriactifs", poursuit Éric Escribano. Lequel trouve en guise d’écho un Jean-Henri Tubert qui n’a pas la mémoire courte : "Ce quart de finale, ce n’est que du bonheur ! Vous savez, il y a un peu plus d’un an à peine, le club était au bord du précipice. Si je devais employer l’image de la reconstruction, je dirais que l’état d’esprit exemplaire de nos jeunes aura été la pierre angulaire de l’édifice." Pour le reste, fidèle à des habitudes, celui dont Fabien Boyet est le principal associé ne s’épanche guère sur l’identité de l’adversaire : "Une équipe fort dangereuse, car complète dans toutes ses lignes." Plan de match limpide à l’appui : "Ne pas concéder un écart trop important.". Il va sans dire qu’en bord de Garonne, c’est le scénario inverse qui est vivement souhaité avant le deuxième acte du dimanche 5 mai.

Blagnac - Bourgoin

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