• Les Palois, dépités après leur déculottée à La Rochelle, devront rapidement se ressaisir pour ne pas connaître une déception bien plus grande à l’issue de la saison. Photo Icon Sport
    Les Palois, dépités après leur déculottée à La Rochelle, devront rapidement se ressaisir pour ne pas connaître une déception bien plus grande à l’issue de la saison. Photo Icon Sport
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Top 14

Le Match d’après

Pau après la raclée reçue à La Rochelle et le départ anticipé du manager Simon Mannix, les Palois retrouvent le Stade du hameau en espérant mettre fin à une série de quatre défaites.

Nicolas Godignon le répète depuis plusieurs semaines. Et les faits lui donnent raison. La Section paloise joue bel et bien le maintien. Un exercice que l’entraîneur des avants, promu en première ligne avec Frédéric Manca, connaît bien pour avoir connu pareille situation à Brive où il a longtemps lutté pour conserver le droit d’évoluer en Top 14. Il est donc bien conscient que tout est une histoire de dynamique dans la dernière ligne droite. Alors même si la Section possède encore une avance de six points sur Grenoble, actuellement barragiste, certains signes peuvent être alarmants.

Les Palois viennent en effet d’enregistrer quatre défaites consécutives alors que le club isérois démontrait qu’il n’avait pas encore renoncé, remportant deux succès de rang face au Stade français et Toulon. Le FCG vient de refaire une partie importante de son retard et peut encore espérer le match de barrage, même si le déplacement à Montpellier ce week-end s’annonce épineux. C’est d’ailleurs une aubaine pour les Palois qui ont les cartes en main pour renforcer leur avance et aborder les trois dernières journées avec un matelas un brin plus confortable. Nicolas Godignon en était conscient en début de semaine sur les ondes de France Bleu : "Il faut savoir se le dire, les résultats ne sont pas dans les attentes du début de saison, c’est un échec. À partir de là on essaye d’avancer au mieux pour se mettre le plus vite possible au chaud dans le ventre mou. Les derniers résultats ne sont pas bons, on n’est qu’à six longueurs de Grenoble… Mais on sait depuis un moment qu’on joue le maintien." En finir avec le surplace mais aussi avec le sentiment que les Palois ne sont plus très concernés par la fin de la saison, sensation renforcée par la déculottée reçue à La Rochelle lors de la dernière journée (71-21). À tel point que Simon Mannix a quitté le navire après cinq ans à la barre.

Godignon : "Battre le Racing serait un exploit"

Tout le monde espère, au moins, que ce départ aura l’effet d’un électrochoc, même si les joueurs sont maintenant de plus en plus habitués à ce genre de situation. "Le groupe passe vite à autre chose, reconnaît Nicolas Godignon. Certains sont plutôt contents, certains plutôt peinés, d’autres n’en ont pas grand-chose à faire… C’est la réalité de tous les groupes, ce n’est pas qu’à Pau. Quoi qu’il en soit, on passe à autre chose et le plus important c’est d’avancer. Avec Fred on a été peiné par cette décision, mais c’est à tout le monde de se remettre la tête à l’endroit, et surtout de repartir avec une détermination bien plus grande que ce qu’elle a pu être jusqu’à aujourd’hui, et ne pas regarder plus loin que le match du Racing." Un défi immense pour les Palois puisqu’ils n’ont battu que deux équipes mieux classées qu’eux cette saison. Il s’agit de Toulon, qui pointe à la dixième place, lors de la deuxième journée et de l’Union Bordeaux-Bègles début janvier, ce qui reste le plus grand fait d’arme des Béarnais. Autant que la venue des Franciliens, invaincus lors des cinq dernières journées. "Il n’est pas trop tard pour réagir, poursuit Nicolas Godignon, bien sûr nous avons perdu sept fois à domicile donc battre le Racing serait un véritable exploit. C’est un immense défi. Et nous ne pensons qu’à ce match depuis deux semaines." Il ne sera seulement pas question de prestige, mais aussi de survie.

GOU Pierre-Laurent
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