• Triomphant ici d’Alexandre Flanquart, Tom Murday aura fort à faire face à la touche lyonnaise dirigée par Julien Puricelli. Photo Icon Sport
    Triomphant ici d’Alexandre Flanquart, Tom Murday aura fort à faire face à la touche lyonnaise dirigée par Julien Puricelli. Photo Icon Sport
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Les airs de la guerre

Agen Les Agenais devront gérer trois réceptions face à des prétendants au top 6 lors des quatre dernières journées. Premier écueil samedi face à Lyon, une équipe reine dans l’art de la touche.

à chaque match sa problématique. Samedi face à Lyon, les Agenais devront maîtriser une des équipes les plus puissantes du championnat, contre laquelle ils restent sur une série de trois lourds revers dont un à Armandie, la saison dernière, où Lyon s’était imposé avec le bonus offensif (25-6 en octobre 2017, N.D.L.R).

Autant dire que les Lot-et-Garonnais seront revanchards au moment d’entrer sur la pelouse d’Armandie. D’autant plus qu’ils voudront aussi se faire pardonner leur match mal géré à Paris lors de la dernière journée (défaite 25-22 malgré une double supériorité numérique). Pour espérer l’emporter, il faudra faire un match quasi-parfait dans tous les secteurs de la conquête et sans doute plus encore en touche, où les Lyonnais font figure de référence absolue. Rémi Vaquin, entraîneur spécialiste du sujet au SUA, n’en fait pas de mystère : "Le Lou dispose de l’alignement le plus dangereux du championnat, tant sur le plan défensif qu’offensif." Antoine Miquel, troisième ligne agenais, détaille : "Lyon a des joueurs clés dans ce secteur. Je pense notamment à Julien Puricelli qui est vraiment un sacré joueur de touche. Et lorsqu’il n’est pas là, on s’aperçoit que beaucoup d’autres joueurs de leur alignement sont polyvalents et peuvent prendre son relais. Lyon a un jeu assez clinique, efficace et froid. Et cela se ressent dans son alignement." Des propos corroborés par le technicien : "Julien Puricelli est leur point d’ancrage. Il y a aussi le jeune Dylan Cretin qui est amené à être son second et pourquoi pas à prendre sa suite un jour. Autour d’eux, tout est bien huilé et pensé. Il faudra mettre notre grain de sel dans les rouages de leur alignement pour contrarier cette belle mécanique." L’apport de Karim Ghezzal, technicien de la touche au Lou, est unanimement reconnu : "Karim est sans doute le meilleur spécialiste de la touche à l’heure actuelle. Je ne suis vraiment pas surpris qu’il soit pressenti pour être en charge de la touche des Bleus. Qu’il y aille ou pas, je suis très content pour lui, c’est un garçon que je connais depuis longtemps, nous avons joué ensemble au Racing et déjà, à l’époque, il était féru et passionné par la touche. Quand on travaille dur et bien, on a des résultats", adoube Vaquin.

L’arrivée de Vaquin a fait du bien

Heureusement, les Agenais ont fait d’énormes progrès dans ce secteur-là sous l’impulsion de Rémi Vaquin. "Avoir un vrai spécialiste de la touche au sein du staff nous a fait un bien fou, reprend Antoine Miquel. Culturellement, il y a quelques saisons de cela, nous étions plutôt une équipe de mêlée. Aujourd’hui, notre alignement est aussi un point fort. Tous les joueurs de l’alignement sont concernés alors qu’avant seuls les leaders de touche étaient impliqués." Et même si Agen a connu un petit raté en touche lors du dernier match perdu à Paris contre le Stade français (deux lancers perdus), les protégés de Rémi Vaquin peuvent s’appuyer sur cette solide rampe de lancements cette saison. Et surtout, empêcher les Lyonnais d’en faire usage : "Avoir nos ballons sera capital et il faudra aussi les gêner au maximum sur leurs lancers. Il faut à tout prix éviter que la touche soit une bonne rampe de lancement pour eux. Sur les ballons portés, les déclenchements qu’ils ont autour, il faudra les contrer et éviter absolument qu’ils jouent dans un fauteuil en mettant leur jeu en place." Agen est face à un immense défi. Mais ses sorties récentes, face à La Rochelle, Clermont ou Toulouse incitent à l’optimisme. Il faudra reproduire un match de ce niveau d’intensité-là et surtout gommer les erreurs entrevues à Paris lors de la dernière journée. Faire un grand match, en somme.

Midi Olympique
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