• Les seniors de Panjas avec l’école de rugby.
    Les seniors de Panjas avec l’école de rugby. Photo DR / Photo DR
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Les Gaulois de Panjas

C’est une localité de 390 habitants, elle a la particularité de posséder un club de permière série qui aligne deux équipes seniors et une école de rugby. À Panjas, le rugby et la famille ne font qu’un.

Dans cette terre ovale de la Ligue d’Occitanie, il y a un village gaulois qui rame à contresens, défie les lois de la logique sportive. Il se situe dans le Bas Armagnac, une région où la vigne nourrit les hommes. Au carrefour de Nogaro, Aire-sur-l’Adour et Villeneuve-de-Marsan se trouve Panjas, un village de 390 âmes qui a la particularité d’aligner au sein du championnat de la Ligue d’Occitanie, deux équipes seniors ainsi qu’une école de rugby en entente avec le voisin de Nogaro et ce avec un budget modeste de 60 000 euros. Le mariage de la balle ovale avec le village date de l’année 1976 où une poignée de jeunes licenciés à l’époque à Nogaro, ont décidé de monter un club afin d’égayer les dimanches après-midi. Ce projet des jeunes gersois était vraiment bien fondé puisqu’en 1982 le Panjas Athlétic Club avait été sacré champion régional d’Armagnac- Bigorre de Deuxième Série et demi-finaliste du championnat de France. Pour un point face à Léon (12-13), les Panjagais avaient été privés de finale.

« Cette équipe de 1982, elle a marqué à jamais l’histoire du village ainsi que club, précise le coprésident, Christophe Debets (associé à Marc Susere et Marc Bessagnet). C’était une belle aventure sportive et humaine. La particularité c’est qu’à l’époque, nous avions une présidente à la tête du club, Chantal Rande, une femme extraordinaire. L’autre particularité c’est que les acteurs de 1982 sont actuellement dirigeants au sein de la structure. Leurs fils et maintenant les petits-fils ont porté et portent le maillot du PAC. À Panjas, le rugby c’est un véritable héritage familial. En 2009, ma génération a eu la chance de jouer une finale du championnat de France de Deuxième Série à Grenade face à Couiza-Espéraza malheureusement perdue. Sur la feuille de match, il y avait les fils de la génération 1982. L’esprit familial, cela fait partie de notre mode de fonctionnement, ce qui nous permet aussi de pérenniser le club. Ce n’est pas par hasard que nous possédons soixante dirigeants. Chez nous, les joueurs se sentent bien, ce qui fait aussi notre force. Nous excellons dans les troisièmes mi-temps qui sont mémorables. »

L’équipe fanion en tableau B,
la réserve qualifiée

De nos jours, le Panjas AC évolue en Première Série. Dans une poule relevée forte de Saint-Lary, Boulogne-sur-Gesse, Eauze, Labarthe -sur-Lèze, la Barguillère, Auterive, les Gersois ont manqué d’un cheveu la qualification pour les huitièmes de finale. Ils se contenteront du tableau B (compétition qualificative pour les barrages du championnat de France) où ils rencontreront le 7 avril le vainqueur de la rencontre Sèverac - Bessan. Une non-qualification pour la phase éliminatoire qui n’est pas du tout un échec pour Christophe Debets

« La saison est positive puisque nous avons battu en poule, deux ténors de la poule Eauze et Boulogne. Nous avons qualifié la réserve ce qui est très positif. Le 7 avril, nous ferons un bus de supporters pour le match de barrages. Perdu ou gagné, nous ferons la fête dimanche soir. »

À Panjas, le rugby est fédérateur. Bien des clubs ne peuvent pas en dire autant.

Didier Navarre