Publié le / Modifié le
Fédérale 1

Blagnac - Bourgoin 21 - 16

Avec un point-terrain à son actif et un essai inscrit contre aucun, Bourgoin-Jallieu s’en tire plutôt à bon compte avant une deuxième manche susceptible de porter à ébullition ce haut lieu d’Ovalie qu’est Pierre-Rajon. Faute d’avoir su faire le break lorsque l’opportunité s’est présentée - soit une mêlée à cinq mètres peu après l’heure de jeu - les visiteurs se sont exposés à l’équivalent du retour de flamme.

Autant le préciser, si ce stade de la compétition correspondait à une sorte de cap Horn, le dauphin de la poule 3 a incontestablement franchi un palier. Physiquement, mentalement et tactiquement, les Haut-Garonnais se sont hissés à la hauteur de l’événement qui leur tenait tant à cœur. Colmatant la susdite brèche à moindre frais (trois points seulement à l’actif du suppléant de Cachet sur le pas de tir), ils ont ainsi inversé la tendance en associant la fougue du compétiteur à la conduite rationnelle des débats. Leurs artilleurs (Augustin et Ducousso), précis à l’envi (un seul échec au total), ont concrétisé une emprise de plus en plus prégnante sur les débats au fil des minutes.

Bourgoin préserve son bonus défensif

Ainsi, le bonus défensif pouvait tout aussi bien être ôté aux Nord-Isérois dans le fatidique money-time mais l’action impulsée côté gauche par Vernetti sous forme de petit par-dessus n’a que partiellement abouti au scénario escompté. Cette pénalité à l’actif de Ducousso n’est ni plus ni moins que la réplique donnée à Renaud dix minutes plus tôt au plus fort de la domination des protégés de Jean-Henri Tubert et Fabien Boyet. Nul n’évoquera pour autant le match des occasions manquées et le coup de projecteur se portera non pas sur telle ou telle individualité mais plutôt sur deux maillages défensifs au degré de fiabilité pour le moins élevé. Non éligibles ou pas à l’accession, les valeureux protagonistes appelés à remettre ça samedi prochain devant un public attendu en très grand nombre sont objectivement à leur place sur ce "grand huit" de bonne consistance.

La parole était à la défense

Correspondants
Voir les commentaires
Réagir