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Entretiens

"Deux succès en trois matchs, ça ne suffira pas"

Vincent Martin - Arrière de Montpellier

Après cette victoire bonifiée face à Grenoble (47-12), votre équipe croit-elle encore plus en ses chances de qualification ?

Je dirais plutôt qu’on y croit toujours. On met la pression sur nos concurrents directs, ça c’est sûr, mais nous ne sommes pas non plus rentrés dans les six… Et il reste encore deux gros déplacements à effectuer à Castres la semaine prochaine puis à Clermont à la dernière journée. On connaît notre passé commun avec le C. O et ça va être très difficile chez eux. Sans oublier la réception du Stade Français ! Je le répète, on y croit, mais comme La Rochelle (6e, cinq points d’avance, N.D.L.R.), Bordeaux-Bègles et Paris…

Lequel de ces concurrents craignez-vous le plus ?

Je ne sais pas. Après, le seul qu’on "contrôle", c’est le Stade français puisqu’on va les recevoir. Pour les deux autres, nous sommes dépendants de leurs résultats. En fin de saison, ça peut porter préjudice. Nous ne sommes pas maîtres de notre destin.

Deux succès sur les trois derniers matchs peuvent-ils être suffisants pour vous qualifier ?

Non, je ne pense pas qu’un deux sur trois suffira, même si cela dépend aussi des résultats des autres. Nous, si on veut se qualifier, je pense qu’il faut viser trois victoires. On s’est troué sur cinq matchs à domicile cette saison et désormais, nous devons récupérer ces points perdus quelque part. Je ne vais pas vous mentir, nous avons envie de gagner ces trois ultimes journées, mais cela passera par des grandes performances.

Selon vous, qui a le calendrier le plus difficile ?

Montpellier. On va affronter deux équipes qui ont gagné chez nous (Castres et Clermont) et une chez qui on a perdu (Paris). Nous ne sommes donc pas les plus avantagés ! Nous sommes même les invités surprises. Et il va falloir se lever le cul pour aller chercher cette sixième place, car nous allons traîner nos contre-performances passées comme des boulets jusqu’à la fin. Si on avait gagné au Racing, en maîtrisant les détails, cela aurait certainement changé la donne… Nous avons le calendrier le plus difficile mais on garde espoir.

Castres, vous a battus en finale l’an passé avant de vous mettre la tête sous l’eau cette saison dès la première journée. La dramaturgie entourant ce rendez-vous de samedi prochain peut-elle vous pousser à vous transcender pour cette première "finale" ?

Nous sommes sur une bonne dynamique, c’est vrai, mais je ne sais pas si notre passif avec Castres peut jouer en notre faveur. Ils restent sur deux succès contre nous, ils seront revanchards après leur défaite contre Toulouse et veulent eux aussi se qualifier, voire obtenir un barrage à domicile. Ce rendez-vous s’annonce donc très délicat pour nous.

Quelles seront les clés du succès pour le MHR ?

On devra conserver l’état d’esprit affiché lors du second acte face à Grenoble. L’équipe ne s’est pas affolée malgré une première mi-temps catastrophique et a beaucoup joué. Ça passera aussi par notre discipline et une grosse défense. Une cohésion d’équipe, qui prend forme de jour en jour.

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