• Le capitaine Anthony Bouthier devra, avec l’appui de la ferveur populaire bretonne, porter son équipe vers la victoire face au Stade montois, afin de décrocher les premières phases finales du RC Vannes. Photo Icon Sport
    Le capitaine Anthony Bouthier devra, avec l’appui de la ferveur populaire bretonne, porter son équipe vers la victoire face au Stade montois, afin de décrocher les premières phases finales du RC Vannes. Photo Icon Sport
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Pro D2

La Bretagne vent debout !

En pays marin, la fièvre du match contre Mont-de-Marsan ne pouvait que monter au rythme des marées au fond du Golfe du Morbihan. C’est tout le peuple celte qui va vibrer à la Rabine. En jeu, une place qualificative pour les phases finales d’accession.

Fièvre populaire, dîtes-vous ? Non, plus encore : une ferveur qui ne se dément pas. Les 8 000 places du Stade de la Rabine ont été prises d’assaut en quelques jours, les dernières places mises en vente en quelques heures, au point d’avoir fait bugger le site de réservation du club. Bienheureux les possesseurs du sésame, la Rabine leur appartient ! En ville, on ne parle que de ça. Déjà samedi dernier, et plus encore mercredi matin, sur le marché, toutes les conversations tournaient autour de ce match. Devant l’étal de fruits et légumes, à la halle aux poissons entre soles, langoustines et araignées, chacun de disserter sur les chances du RC Vannes, de la difficulté qui l’attend face à Mont-de-Marsan. Les pessimistes ont déjà perdu le match, les optimistes voient déjà le RCV en Top 14. L’Alfa et l’Oméga. Calmos ! Rien n’est fait et tout reste à faire…

Au vert

Pour échapper à cette pression populaire, le groupe et le staff technique se sont mis au vert. En bout de presqu’île de Rhuys, face à l’océan. Air iodé garanti dans ce petit bout du monde où la tranquillité le dispute au confort de cette petite station balnéaire, quasi déserte l’hiver, grouillante dès les beaux jours. Protectionnisme certes compréhensible mais point trop n’en faut. Black-out complet qui veut bien dire ce que cela veut dire. Traduction littérale, "panne d’électricité". Le fait est que le courant est coupé depuis le début de la semaine avec ce groupe qui vit en autarcie. Le club à qui l’opportunité est donnée de "se vendre" avec l’enthousiasme qui va avec, fait l’inverse… Chercher l’erreur…

Chemin parcouru

Aux pieds des marches du Palais des play off, le RC Vannes n’aurait pas osé penser y être en début de championnat. C’eut été présomptueux et pas du tout dans l’air du temps. "Oser l’audace", avions-nous écrit dans Rugbyrama pour présenter la saison. Le fait est que cette équipe en a fait son sacerdoce, sa ligne de conduite et a régulièrement enthousiasmé les travées de la Rabine. Et si chaque saison, le RCV petitement mais avec conviction et opiniâtreté depuis 30 ans, montait d’une petite marche, cette saison a été celle du grand saut. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, inutiles ici de les rappeler.

Historique

Le RC Vannes n’en finit donc pas de bouger les lignes et de pousser les murs. Historique sa montée en Pro D2 il y a 3 saisons ; historique son maintien à l’issue du premier exercice ; historique encore d’être en capacité de disputer une phase finale cette saison et historique enfin de recevoir (éventuellement) dans son sanctuaire de la Rabine le premier adversaire d’un match de barrage que tout un peuple attend avec ferveur et gourmandise. Bretons, soyez fiers des vôtres et sortez les Gwenn Ha Du (drapeau aux 11 hermines bretonnes) !

Midi Olympique
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