Le coup parfait de Brive

  • Samuel Marques à Charles Mathon
    Samuel Marques à Charles Mathon
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Patiens, les Brivistes ont réalisé le coup parfait en s'imposant à Charles Mathon et raflent par la même occasion la première place.

Le match

À la mi-temps, dans les vestiaires, les Oyomen ont eu une équation à résoudre, comment proposer du jeu en étant privé du ballon. Ce fut en effet la constante d’une première période à l’avantage des Brivistes, tant dans l’occupation que dans la possession, grâce aux ballons gagnés sur lancers oyonnaxiens dans l’alignement ou à ceux récupérés au sol ou en mêlée. Le scénario du premier acte découla de cette emprise des Brivistes en leur offrant l’opportunité d’ouvrir la marque sur une action élargie au bout d’une longue séquence puis de reprendre l’avantage, malgré une infériorité numérique, en alertant Nacebe sur un jeu au pied millimétré de Hervé. Bousculés, dominés, les joueurs de l’Ain eurent pourtant l’opportunité de montrer leur potentiel offensif sur une percée de Gondrand qui envoyait Ursache sous les perches.

Porteuse de tous les espoirs oyonnaxiens, la seconde période ne fit pourtant que confirmer la tendance, Brive creusant l’écart sur un drop, puis sur un essai en contre entaché d’un en-avant flagrant de Nacebe au départ de l’action. À une demi-heure de la sirène, Oyonnax traînait un handicap de douze points et surtout le poids de ses doutes visiblement trop lourd à porter pour échapper aux fautes de mains et autres approximations. Avec méthode, Brive avait fait l’essentiel pour s’ouvrir les portes d’une demi-finale à domicile et gonfler son capital confiance.

Le fait

Sans conquête pas de salut. Oyonnax a été bousculé dans l’alignement, malmené en mêlée, pris dans les rucks et comme si cela ne suffisait pas les Oyonnaxiens ont multiplié les ballons tombés pour rendre des munitions supplémentaires aux Brivistes auteurs du match parfait de la première à la dernière minute. "On a su utiliser les conditions de jeu" résumait Jérémy Davidson.

l’essai

Pour Oyonnax, la solution était dans le jeu, évidente, mais compliquée à exploiter sans ballon. Sur ses rares possessions, l’équipe de l’Ain ouvrit pourtant des brèches dans la défense corrézienne comme celle créée par Gondrand sur un ballon gagné aux 30 mètres par un alignement raccourci. Le demi de mêlée oyonnaxien embarquait les centres brivistes pour lancer Ursache plein axe.

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Jean-Pierre DUNAND
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