• Ihaia West, à gauche, qui a su rapidement s’adapter au jeu du Top 14, a pris le dessus sur Maxime Lafage, à droite. Photos Icon Sport
    Ihaia West, à gauche, qui a su rapidement s’adapter au jeu du Top 14, a pris le dessus sur Maxime Lafage, à droite. Photos Icon Sport Icon Sport - Icon Sport
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Top 14

Lumière et ombre

La saison des deux ouvreurs maritimes, Ihaia West et Maxime Lafage ne se ressemble pas. Si le premier est très sollicité et ravit ses partenaires par sa palette, le second, lui, a souvent joué de malchance pour vraiment décoller. Mais il ne désespère pas.

À La Rochelle, les deux ouvreurs Ihaia West et Maxime Lafage ne vivent pas vraiment la même saison. Avec vingt titularisations en autant d’apparitions en Top 14, le Néo-Zélandais joue beaucoup et s’est vite adapté depuis son arrivée à l’intersaison. "Les trois-quarts que nous avons aiment jouer avec le ballon, il faut leur donner beaucoup d’espaces, explique West. Ils courent vraiment partout sur le terrain et sont très rapides ! C’est très excitant de jouer avec eux, de les alimenter en ballons dès que possible." Vincent Rattez, lui, apprécie le profil de l’ancien joueur des Hurricanes et des Blues. "Ihaia est un numéro 10 de formation, qui fait des performances pleines et nous amène une touche sudiste. C’est un Néo-Zélandais formé là-bas et ça se voit. On a l’impression qu’il a davantage de temps que certains joueurs quand il a la balle ! Il lit les espaces, bute bien et possède un bon jeu au pied. Il défend très correctement. C’est un joueur complet qui nous amène vraiment du plus et fluidifie nos attaques." Ihaia West a ce chic de débloquer des situations tendues. Ce fut le cas lors de la demi-finale de Challenge Cup contre Sale. Et il y a les coups de pattes. Contre Pau, Marcel-Deflandre se rappelle encore de son coup de pied de footballeur, récupéré par Kini Murimurivalu.

Deuxième meilleur réalisateur du championnat (203 points), juste derrière Gaëtan Germain (209), il est évidemment fiable au pied. Mais pas seulement. C’est probablement le demi d’ouverture qui manquait aux Jaune et Noir. Déjà par rapport au déroulement de la saison dernière. "Nous ne savons pas si c’est ça qui nous a fait défaut (pour se qualifier, N.D.L.R) mais si nous avions de bons numéros 10, nous n’avons jamais su trouver la bonne formule, reconnaît Vincent Rattez, plutôt lucide. Brock (James) était un bon meneur de jeu et joueur au pied mais la défense, lui le premier le dit, n’est pas son point fort. Ryan (Lamb), non plus ! Le staff a fait des choix et c’est Jérémy Sinzelle, notre couteau suisse, qui a dépanné et plutôt bien d’ailleurs."

Malade la veille du match au Racing

Maxime Lafage, lui, espérait briller en Top 14 en rejoignant La Rochelle. Il prend son mal en patience. : "C’est une saison un peu difficile à gérer pour moi, parce que je n’ai pas eu l’habitude d’avoir autant de petits pépins physiques. Ça a commencé par des commotions (à deux reprises). J’essaie de ne pas y penser parce que ça peut être un gros frein pour m’engager. Surtout au poste d’ouvreur, où nous sommes le plus exposés. J’évite de me poser des questions pour ne pas être pénalisé."

Mais quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. S’il compte onze feuilles de match en Top 14, le joueur de 24 ans n’a jamais été titulaire en championnat. "Il y a eu des petits pépins qui m’ont sorti du groupe, raconte-t-il. Je devais être titulaire au Racing (lors de la 18e journée) mais je suis tombé malade la veille à l’hôtel… C’est un peu compliqué à gérer, mais je pense que ça va me servir plus tard, ça forge le caractère et ça m’aide à grandir." Une note d’espoir pour conclure. Si West tient la baraque, Lafage a bien envie de lui chiper (quelques fois) les clés.

Arnaud Bébien
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