• Les Montois et leur capitaine Julien Tastet jouent un véritable huitième de finale à Vannes. Ils ont l’occasion de valider leur place dans le top 6 et leur destin en mains pour recevoir un barrage à Guy-Boniface. Photo Icon Sport
    Les Montois et leur capitaine Julien Tastet jouent un véritable huitième de finale à Vannes. Ils ont l’occasion de valider leur place dans le top 6 et leur destin en mains pour recevoir un barrage à Guy-Boniface. Photo Icon Sport Icon Sport - Icon Sport
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Pro D2

Pour une cinquième levée

Un point suffit aux Montois pour valider leur ticket, mais un nul ou une victoire leur permettraient de recevoir en barrage.

Le Stade montois va tenter de réussir la passe de cinq. Cinq phases finales consécutives, ce qui constituerait un exploit au vu de son budget, de la concurrence qui sévit dans ce championnat de Pro D2, et des déboires qui ont rythmé sa saison avec la perte définitive de plusieurs joueurs majeurs. Mais pour y parvenir, il faudra cravacher puisque cette dernière rencontre peut accoucher de tous les scénarios, du meilleur au pire. Voilà donc les Landais dans l’obligation de ramener au moins un point de Bretagne.

Christophe Laussucq, l’entraîneur, s’il connaît l’enjeu, n’a pas l’intention de céder à la pression : "Il n’y a pas à calculer. Pour prendre un point, il ne faut pas être loin d’en prendre quatre. Et au cas où nous retrouverions notre adversaire la semaine suivante, mieux vaut montrer que nous sommes compétitifs. On nous promet un match difficile, il le sera pour nous, mais pour eux aussi car la pression sera partagée." Les Jaune et Noir, qui n’ont jamais quitté le groupe des qualifiables depuis la première journée, n’ont pas l’intention de se retrouver, au dernier moment, à la "place du con", la septième.

Ont-ils les moyens de cette ambition ? Difficile à dire tant leurs performances à l’extérieur sont en dents de scie. Alors qu’ils sont totalement passés à côté de leur sujet à Aurillac, à Bourg, à Aix, qu’ils ont souffert mille maux pour s’imposer à Massy, ils ont plutôt bien négocié leurs déplacements face aux grosses écuries, obtenant à Béziers, Brive, Bayonne, Montauban entre autres, des résultats plutôt encourageants dans l’optique de ce rendez-vous décisif. Voilà qui confirme en tout cas ce que l’on sait depuis longtemps : le Stade montois aime les défis et il a besoin d’avoir peur pour se surpasser.

La peur peut les aider

Et la peur, pour le coup, sera bien présente dimanche après-midi dans les esprits landais, face à une équipe en pleine confiance et son public de feu alléché par l’enjeu que représente cette rencontre. Pensez qu’en cas de victoire, les Vannetais entreraient pour la première fois de leur histoire dans le cercle fermé des vingt meilleurs clubs français.

Ce sera donc tout sauf une partie de plaisir pour les troupes de Julien Tastet, mais pas mission impossible pour autant, car les Bretons aussi peuvent tout perdre en cas de défaite. Bien malin alors qui pourrait savoir à l’avance laquelle des deux formations affichera la plus grande maîtrise et saura le mieux gérer ses émotions.

Ce qui est certain, c’est que si le Stade montois a une expérience supérieure de ces moments particuliers, le moment est venu de le démontrer.

Midi Olympique
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