• Les Rochelais de Geoffrey Doumayrou et Vincent Rattez ont réalisé la bonne opération du week-end en s’imposant à Perpignan contrairement aux Parisiens de Sergio Parisse qui se sont inclinés à domicile contre Clermont, et voient les barrages s’éloigner. Photo Nicolas Parent et Icon Sport
    Les Rochelais de Geoffrey Doumayrou et Vincent Rattez ont réalisé la bonne opération du week-end en s’imposant à Perpignan contrairement aux Parisiens de Sergio Parisse qui se sont inclinés à domicile contre Clermont, et voient les barrages s’éloigner. Photo Nicolas Parent et Icon Sport
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Quels califes aux places de qualif ?

Resserrement Si Toulouse a validé sa place en demi-finale tandis que Clermont y est presque, la lutte fait rage pour les places de barragistes, où sept candidats se tiennent en huit points. journée décisive De quoi faire de la 24e journée un rendez-vous décisif de la saison, avec pas moins de trois affrontements entre concurrents directs (Castres - Montpellier, Lyon - UBB, Racing 92 - Stade français) qui s’annoncent déterminants, tout comme le grand retour de Patrice Collazo à La Rochelle. ça va piquer, comme ils disent…

Partons d’un constat : leaders du championnat, les Toulousains ont mathématiquement validé leur place en demi-finale, en brisant le signe indien qui les poursuivait depuis 2016 face à Castres (21-20), tout en bénéficiant du coup de main des voisins d’Agen. Quant aux dauphins clermontois, vainqueurs à Paris avec le bonus offensif, ces derniers n’ont plus qu’une victoire à décrocher pour assurer aussi une place parmi les deux premiers, avec une réception de l’Usap (officiellement reléguée) qui se profile le week-end prochain. Autant dire qu’en ce qui concerne les places de demi-finalistes directs, les jeux sont faits…

En revanche, une autre lutte fait rage, celle des barrages, que les défaites conjuguées de Lyon à Agen (15-25), de Castres devant Toulouse, du Racing 92 à Pau (27-29) et de Bordeaux à Toulon (17-45) ont encore relancé ce week-end. On ne dénombre ainsi pas mois de sept candidats pour quatre places, qui se tiennent en neuf points à trois journées du terme. Autant dire que tout est possible, ou presque…

Lyon et La Rochelle ont leur destin en main

Parmi ces candidats ? Certains semblent, malgré tout, bien partis pour décrocher un sésame qualificatif. C’est notamment le cas des Lyonnais, qui auront la chance de recevoir à Gerland leurs concurrents directs bordelais et rochelais, avant un déplacement à Grenoble lors la dernière journée. Un calendrier idoine donc, d’autant qu’on peut faire confiance à Pierre Mignoni pour remobiliser ses troupes après leur échec à Agen. Quant aux Rochelais, en embuscade à trois points du Lou, ils semblent également bien lancés pour valider une qualification, à la grâce de l’improbable bonus offensif décroché dans le money-time à Perpignan. D’abord parce que les Maritimes recevront un RCT qui n’a plus rien à jouer la semaine prochaine, et souhaiteront forcément vaincre une deuxième fois l’équipe de leur ancien mentor Patrice Collazo, chez qui ils avaient lancé leur saison lors du match aller. Mais surtout parce que les Rochelais auront également la chance de recevoir l’UBB lors de la dernière journée à Deflandre, ce qui est loin d’être anodin…

Revanche et derby décisifs

Quant aux champions de France, défaits à domicile pour la quatrième fois de la saison ? S’ils conservent un matelas d’avance sur la concurrence, les Castrais n’en sont pas moins en danger, directement menacés par des Montpelliérains qui reviennent du diable Vauvert, et souhaiteront aller chercher une double vengeance à Pierre-Antoine : pour la finale de l’an dernier, ainsi que pour le match d’ouverture de la saison, qui les ont plongés de longs mois dans le doute. Autant dire qu’il s’agira pratiquement d’un seizième de finale entre Castres et le MHR… Un challenge qui sera à peu près le même en ce qui concerne les Racingmen… Dans le contexte toujours épineux du derby, les Franciliens devront assurer la victoire. S’ils y parviennent, on peut estimer qu’avec des déplacements à venir chez des Perpignanais et Agenais qui seront fixés sur leur sort, le plus dur sera fait. Sauf qu’en face, le Stade français dopé par le retour de Macalou ne jouera rien moins que sa dernière chance d’accrocher un billet qualificatif. De quoi faire peser une pression terrible sur le Racing, qui n’aura pas le moindre droit à l’erreur dans le contexte forcément troublant de la fin du couple Travers-Labit…

UBB, l’éternel cocu ?

On terminera, enfin par un mot sur des Bordelais qui ne sont certes pas mathématiquement éliminés, mais semblent bel et bien avoir lâché depuis leur défaite à domicile face à Castres (12-16). La preuve en est de ce dernier déplacement à Toulon où les Unionistes n’ont jamais ressemblé à une équipe en lutte pour la qualification. De quoi sonner le glas de leurs espoirs ? Partant du principe que l’UBB aura le désavantage de négocier deux déplacements chez des concurrents (Lyon et La Rochelle) entrecoupés par la réception d’un leader toulousain décidé à entretenir sa dynamique, on ne miserait en effet pas notre salaire sur les Girondins… Les vieux démons de l’UBB, abonnés à la place du cocu depuis son retour en élite voilà sept ans, semblant bel et bien devoir attendre l’arrivée du gourou Christophe Urios pour être exorcisés.

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Midi Olympique
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