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Soirée noire

grenoble S’ils ne s’attendaient pas à des miracles, le contenu de leur deuxième mi-temps associé aux résultats d’Agen et de Pau ont transformé la soirée des isérois en cauchemar.

Ils n’avaient pas vraiment le choix, les Grenoblois. Impossible en effet, dans la perspective des terribles matchs à venir contre Agen et Pau, de mobiliser tous leurs cadres pour un déplacement chez des Montpelliérains plus que jamais en course pour la qualification… C’était en tout cas le constat avant le match d’autant plus que, comme tout le monde, les Isérois pensaient forcément qu’entre Lyon et le Racing, au moins un de ces deux gros bras allait réussir à s’imposer sur la pelouse de leurs concurrents agenais ou palois… Sauf que, bien entendu, rien de tout cela n’est arrivé. Un constat d’autant plus amer que contrairement à ce qui était attendu, les Grenoblois sont restés dans la course toute une mi-temps… avant de logiquement exploser, face à des Montpelliérains beaucoup plus puissants et rentrés dans leur match après le repos. "Il y a peut-être un peu de relâchement au retour des vestiaires, également une perte d’énergie après notre première mi-temps qui était plutôt de qualité, soufflait l’entraîneur de la défense Cyril Villain. Malheureusement, quand on met moins de pression en défense et qu’on relâche quelques ballons face à ce genre d’équipe, ça finit derrière la ligne. À la 50e, le match était plié. " De quoi voir le FCG concéder sa deuxième plus grosse de la saison, alors précisément que les "réservistes " s’étaient promis d’envoyer le plus fort message possible aux autres clubs. Lesquels comptent désormais 6 et 10 points d’avance sur Grenoble… Ce qui implique que les Alpins doivent désormais réaliser non pas au moins un, mais deux (voire trois, dans le cas de Pau) bons résultats de plus que leurs adversaires, en l’espace de trois journées… "Pour nous, comptablement, ce n’est évidemment pas une très bonne soirée, déplorait Villain. Mais on croit toujours en nos chances. De toute manière, on est parti dans l’optique de ne rien lâcher, sinon on aurait coulé depuis bien longtemps… Donc, il faudra battre Agen, aller batailler à Pau dans la foulée et si on fait ce qu’il faut, peut-être que le championnat se jouera sur la dernière journée. "

Pas le droit à l’erreur contre Agen

Un discours qui comporte beaucoup de conditionnel, bien sûr. Sauf que les Isérois ne peuvent aujourd’hui pas user d’autres éléments de langage, eux qui se retrouvent dans l’inconfortable situation de ne plus maîtriser leur destin. "On ne va pas lâcher, on va se remobiliser, promettait Villain. Agen a gagné mais ça ne change rien pour nous, il s’agira de bien se préparer. Il ne s’agit pas de jeter à la poubelle tout ce qui a pu se passer à Montpellier, mais il faut rapidement basculer sur la semaine de travail qui arrive." Travailler pour oublier, travailler pour repartir. Le lot quotidien des galériens du maintien, qui espéreront une fois de plus qu’un bon résultat leur redonnera de l’espoir. À une nuance près, par rapport aux matchs précédents : si une victoire contre Agen n’assurera en rien le maintien, une défaite condamnera presque mathématiquement le FCG au match de barrage face au finaliste de Pro D2. Sacrée épée de Damoclès…

ZANARDI Nicolas
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