• Les Palois doivent relever la tête avant d'affronter Grenoble
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Humilié à Toulouse, Pau veut en finir avec sa saison de galère...

Surclassée, la Section Paloise a vécu un cauchemar. Question : avait-elle déjà la tête déjà à Grenoble ? Il s’agira alors de valider ce maintien qui s'inscrit désormais en pointillés...

On joue la soixante-seizième minute quand Thomas Ramos vient conclure en bout de ligne un cinq contre un rondement mené. Dépassés et à bout de souffle, les Palois, mains sur les hanches, ne peuvent que constater les dégâts. C’est déjà le douzième essai encaissé. Le dernier arrivera quelques instants plus tard. Si se déplacer sur la pelouse d’un Toulouse en pareille forme n’est jamais chose aisée, ça l’est encore moins quand on le fait avec une équipe remaniée. Une semaine après la victoire acquise aux dépens du Racing, le duo Godignon-Manca avait fait le pari de chambouler l’effectif, procédant à treize changements par rapport à la composition alignée sept jours auparavant. Exit les titulaires habituels, les Domingo ou Adriaanse, étincelants face aux Franciliens, les Metz et Gunther, pièces maîtresses du pack ou encore le capitaine, Thibault Daubagna. Non, la tête déjà au match de Grenoble, vital dans la lutte pour le maintien avant le coup d’envoi, Pau ne venait pas à Toulouse pour disputer le match de l’année. L’essentiel était ailleurs. Alors les clés du camion étaient confiées aux jeunes et aux habituels remplaçants. Pour mener le jeu de l’équipe, Le Bail et Hastoy se retrouvaient alignés ensemble pour la deuxième fois cette année. Nueno vivait sa première titularisation, Halai sa deuxième de la saison. Devant, Calles fêtait sa septième apparition, Foley sa sixième, Puech sa cinquième. En manque de repères collectifs et face à une équipe toulousaine déchaînée, les pompiers palois envoyés au feu ont pris l’eau, dépassés dans tous les compartiments du jeu. Mais de là à y voir une impasse, le coach Manca préfère parler d’une taxe d’apprentissage : "On peut considérer cela comme un cadeau empoisonné, mais je vous promets que les joueurs ont appris, qu’ils ont vu l’écart et que cela va leur servir."

Lucas Rey : "J’ai honte"

Promu capitaine de cette équipe expérimentale, le jeune talonneur Lucas Rey (22 ans), ne masquait pas son abattement dans les couloirs du stade : "En prendre 80 à ce niveau-là, c’est inadmissible […] J’ai honte parce qu’on représente le club, la ville, et en prendre autant, c’est un gros coup au moral." Avant de très vite aborder la réception du FCG : "Avec celui du Racing que l’on a gagné, Grenoble est le match le plus important de la saison." Quelques heures après la fin de la rencontre, Grenoble s’inclinait (11-29) sur sa pelouse face au rival agenais, s’enfonçant encore un peu plus vers un barrage qui lui tend désormais les bras. Mais, à deux journées de l’épilogue de la phase régulière, le schéma n’a pas radicalement changé pour la Section et dix points séparent toujours les deux équipes qui se retrouveront dans deux semaines sur la pelouse du Hameau. Une victoire verrouillerait définitivement le maintien palois et permettrait enfin de vite basculer sur la saison prochaine au bout d’un exercice riche en désillusions. Mais reste à savoir quelle sera la réaction des Béarnais au lendemain d’une nouvelle humiliation à l’extérieur. Après celle reçue à La Rochelle (défaite 71-21), les coéquipiers de Daubagna avaient parfaitement su se remettre les idées en place pour aire chuter le Racing. En les voyant repartir de Toulouse les valises pleines, peut-on s’attendre à pareille réponse ? Ce serait la moindre des revanches. Pour eux d’abord, aussi pour leur public.

Midi Olympique
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