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Pro D2

Comme on se retrouve...

Ce premier barrage du championnat verra deux équipes, longtemps à la lutte pour les deux premières places, se disputer une place en demi.

Dans le froid de l’hiver, alors que les nuits tombaient avant même le coup d’envoi des rencontres du vendredi soir, Bayonnais et Neversois se tiraient la bourre en tête du championnat. Nous étions en décembre, le Pro D2 venait de basculer sur la phase retour et l’Aviron, grâce à sa victoire contre Aurillac, avait accroché le titre honorifique de champion d’automne aux dépens de l’Uson. Ce chassé-croisé entre Basques et Nivernais se poursuivra, par intermittence, jusqu’aux lendemains de la 23e journée, où Nevers et Bayonne se partageaient la tête avec 69 unités. La suite ? Dans le sprint final, les deux équipes ont marqué le pas. Si Bayonne n’a jamais quitté le top 6, Nevers en est sorti après l’avant-dernière journée. Avant de finalement accrocher sa qualification, dimanche après-midi, grâce à sa victoire 28-26 contre Aurillac.

Le coup de mou

Les deux futurs adversaires connaissent des dynamiques similaires. Impressionnant pendant les trois-quarts de la saison, Nevers n’a gagné que deux de ses dix derniers matchs. Un coup de moins bien qui a bien failli coûter, aux hommes d’Hugo Fabrègue, une place pour la phase finale. Mais l’avance acquise en début de championnat aura été suffisante. Bayonne, également, a marqué le pas sur la fin du championnat (deux succès sur les huit derniers matchs), même si les trois dernières sorties des Ciel et Blanc sont plutôt convaincantes. Mais le capitaine Antoine Battut n’y portait pas une grande importance dimanche après-midi : "Nevers est un gros calibre, qui a eu un gros trou d’air et qui en sort maintenant. Je crois que cette équipe a mangé son pain noir. De toute façon, dans ce genre de contexte, on ne regarde pas trop l’état de forme de l’équipe adverse. L’important, c’est de gagner."

L’emporter, les deux équipes avaient su le faire à domicile pendant la phase régulière, aux termes de rencontres disputées, sans grandes envolées. L’Uson avait ramené un bonus défensif de son voyage au Pays basque (26-21), chose que l’Aviron n’était pas parvenu à faire au retour (23-17). Un partout, balle au centre. "Nous y avions été avec une équipe remaniée, mais nous avions vraiment répondu présent dans le combat, s’est souvenu Joël Rey, dimanche, dans les travées d’Amédée-Domenech. Nevers, c’est d’abord la mêlée, les ballons portés, et Raisuqe comme on dit. Nous avons des armes différentes. J’espère que ce sera une belle journée." Mais tout le monde sait que si Xavier Péméja, passé par l’Aviron entre 2005 et 2008, peut à nouveau triompher à Dauger, comme l’an dernier (9-27), il ne s’en privera pas. Et à ce sujet, le manager de Nevers glissait en conférence de presse : "Ce match-là serait vraiment beau à gagner. Je connais très bien la maison bayonnaise. […] Il y aura une pression positive sur nos épaules dont on doit se servir."

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