• Pro D2 - Guillaume Rouet (Bayonne) face à Nevers
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Rouet : “Le fait d’avoir prolongé m’a libéré”

À l’approche du barrage contre Nevers, le demi de mêlée de l’Aviron Bayonnais Guillaume Rouet ne cache pas son envie de regoûter à ces matchs de phases finales. Il revient aussi sur sa prolongation avec son club de cœur, dont il est maintenant l’un des plus anciens avec l'irremplaçable Aretz Iguiniz.

Midi Olympique : Comment vous sentez-vous à deux jours de retrouver les phases finales ?

Guillaume Rouet : La saison a été longue et nous jouons au rugby pour disputer ce genre de match, avec le beau temps qui arrive. C’est sûr que c’est plaisant de participer aux phases finales, d’autant plus que ce sera à la maison. Ce sont vraiment des rencontres importantes que tout le monde a envie de jouer.

À quoi vous attendez-vous, samedi ? À une atmosphère comme sur un derby ?

G. R. : Je pense que le stade sera plein, donc ce sera à nous de faire ce qu’il faut pour que la fête soit belle à la fin. Le derby, c’est particulier pour les supporters Bayonnais. Là, ça va être des phases finales. C’est quand même autre chose. C’est un degré au-dessus.

Vous êtes un demi de mêlée qui aime mettre du rythme. Cela pourrait être une clé du match contre Nevers ?

G. R. : Nous avons des trois-quarts qui sont jeunes et qui ont des jambes, donc nous sommes une formation qui aime mettre de la vitesse. C’est notre jeu et c’est là que nous sommes le plus dangereux. Nous savons que nous n’avons pas une équipe dense physiquement, nous arrivons à mettre les autres à mal en déplaçant le ballon et en mettant beaucoup de vitesse dans le jeu. Nous l’avons encore démontré dimanche dernier contre Brive. Après, nous savons aussi que si nous voulons exister dans ce match, il faudra être solide en conquête, devant. Il y a beaucoup d’investissement cette semaine à l’entraînement et j’espère qu’on va vraiment faire ce qu’il faut, samedi, pour ne pas sortir avec des regrets à la fin.

Trouvez-vous des similitudes entre l’aventure de cette année et celle d’il y a trois ans ?

G. R. : Il y a trois ans, un nouveau staff avait été mis en place et en début de saison, nous ne savions pas trop où nous allions. Sur l’aspect de l’aventure en début de saison, il y a quelques similitudes avec cette année, mais le reste est totalement différent. La formule de Pro D2 a changé. Il y a trois ans, nous avions été directement qualifiés en demi-finale. Là, nous passons par le barrage...

Le groupe de la remontée était également plus expérimenté.

G. R. : Oui, une ossature était restée il y a trois ans. Cette année, de nombreux jeunes ont participé à cette aventure et ils ont montré qu’ils avaient largement le niveau pour jouer dans cette équipe. Ils vont connaître les phases finales, donc c’est très bien pour la formation bayonnaise.

Avec les départs de Bustos-Moyano, d’Arganèse, vous allez être, avec Aretz Iguiniz, les derniers à avoir connu tout ce qui s’est passé sur les cinq ou six dernières années au club…

G. R. : Il y a Abdel qui va arrêter, aussi. J’ai une pensée pour Julien Jané, parce qu’il ne pourra pas jouer ces rencontres et je sais qu’il aurait aimé. C’est sûr que c’est une page qui se tourne, ça fait partie d’une carrière sportive. Mais bon, il y aura toujours l’ancien Aretz qui sera là, donc il pourra toujours parler du passé, je ne serai pas tout seul. Après, il ne faut pas non plus vivre dans le passé, sinon tu n’avances pas. Les jeunes qui arrivent sont là, ils ont les crocs et ils montrent qu’ils ont largement leur place. C’est tout aussi important que les cinq ou six dernières années. Ce n’est pas avec le passé qu’on va créer notre futur, mais si nous pouvons apporter un peu d’expérience, bien sûr qu’on le fera.

Comment aborde-t-on des phases finales lorsque l’on est compétiteur et que la montée n’est pas un objectif ?

G. R. : C’est sûr que l’objectif de la saison est atteint. Après, nous sommes des compétiteurs et on se décarcasse toute la saison pour jouer ce genre de match. Et bien sûr que quand on y est, on a envie d’aller au bout. Si l’occasion se présente, nous n’allons pas faire “exprès” de perdre. Nous avons aussi envie de prouver que nous ne sommes pas là par hasard et que nous méritons cette place.

D’un point de vue personnel, vous avez effectué votre retour fin novembre et, depuis, vous avez pas mal enchaîné. Comment vous sentez-vous ?

G. R. : La reprise s’est faite naturellement. Nous avons beaucoup tourné au poste avec Manu Saubusse et sur le plan personnel, bien sûr que je suis content. Ça avait été très compliqué en début de saison de regarder les copains jouer, donc ça fait du bien de retrouver les terrains et d’enchaîner les matchs.

Pensiez-vous revenir aussi vite à votre niveau, après une si longue absence ?

G. R. : Je savais que j’en étais capable. Après, tu es toujours un peu dans l’incertitude de la blessure. Mais je n’ai pas eu trop de problèmes au niveau de ma cheville, donc ça m’a permis de bien me préparer physiquement avant de revenir pour la compétition. Au fil des matchs, c’est sûr que je me sentais de mieux en mieux physiquement, donc j’ai repris le rythme assez vite.

Le club a prolongé rapidement votre contrat. Est-ce que ça a pu jouer dans votre retour en forme ?

G. R. : Oui, forcément, ça m’a soulagé. J’ai re-signé rapidement après avoir joué quelques matchs. Déjà, ça m’a fait plaisir parce que ça m’a montré qu’on comptait sur moi et dans la tête, tu n’as plus cette épée de Damoclès au-dessus. Tu n’es jamais à l’abri d’une blessure quand tu es en fin de contrat, donc le fait d’avoir prolongé deux ans de plus m’a libéré.

Pablo Ordas
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