• Romain Sazy sera le capitaine de La Rochelle en finale de Challenge Cup
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Challenge Cup

Sazy : "Je ne m’en lasse pas"

Deuxième ligne de La Rochelle Le joueur de 32 ans donne sa vision de cette première finale européenne, tout en se confiant sur l’attachement qui le lie à son club.

Midi Olympique : Que représente pour vous cette première finale européenne ?

R. S. : C’est un moment tellement important pour le club, et aussi particulier. Nous pouvons dire que nous avons très peu goûté aux phases finales. Nous ne sommes pas novices non plus. Nous avons vécu une finale de Pro D2, en 2014, contre Agen. Il fallait gagner après une demi-finale contre Pau. Nous l’avons fait. Il y a aussi eu les deux demi-finales en 2017, en Top 14 et Challenge Cup. Ce sont des moments qui ont été plaisants malgré la défaite contre Toulon (18-15, N.D.L.R.) en demie de Top 14. Il y a des souvenirs gravés de cette demi-finale. De toutes ces saisons, ce sont les seules images qui restent en tête. Ce sont ces fameux moments dont on reparlera dans quelques années. La saison est démarrée depuis dix mois et nous avons travaillé pour vivre ça. Nous nous sommes donnés le droit d’aller en finale. Ce n’est que du bonus.

Une qualification en finale sur laquelle vous avez aussi buté en 2017. C’est une progression ?

R. S. : Oui, nous voulions passer le cap des demi-finales, vu que nous avions perdu contre Gloucester à ce stade-là (en 2017). Nous l’avons passé et nous n’allons pas à Newcastle en victime. Nous sommes trop près de quelque chose de merveilleux pour ne pas en profiter. Contre Clermont, nous savons que ce sera très dur, qu’il faudra faire le match parfait. Nous devons rester à notre place, et faire ce que nous sommes habitués à pratiquer. Nous avons un bon mélange dans le groupe, entre l’expérience de quelques-uns et la fraîcheur de pas mal de jeunes. Nous avons pris la mesure de l’évènement et nous savons où nous mettons les pieds.

Est-ce le match le plus prestigieux de l’histoire du club ?

R. S. : Ce n’est pas à moi de dire ça ! Je pense que le club a passé plusieurs étapes. Par le passé, il y a des joueurs qui ont fait le travail pour que nous en soyons là aussi. Demandez aux anciens, ils vont aussi vous trouver des matchs référence. Il faut savoir d’où l’on vient. Le Challenge, c’est une finale de coupe d’Europe et c’est inédit pour le club. Mais il y a aussi eu des moments importants, comme les deux remontées de Pro D2, en 2010 et 2014. J’ai vécu celle de 2014, et elle a été importante vu l’engouement qu’il y avait eu lors de notre retour sur le Vieux-Port. C’étaient des moments magiques. Comme je l’ai dit aux joueurs, ce serait chouette de revivre de tels moments dans le futur.

En signant à La Rochelle en 2010, vous étiez certainement loin de penser que vous seriez encore là, près de dix ans après ?

R. S. : Je ne m’imaginais pas ça. Déjà, j’étais très content d’arriver dans un club ambitieux. Chaque année, il y a eu de l’évolution, des changements. C’est clair que j’ai vu grandir le club. Je suis là depuis presque dix ans mais je ne m’en lasse pas. Pourtant, en dix ans, c’est le même endroit. Nous n’avons pas trop bougé mais nous vivons dans un cadre assez exceptionnel. Le rugby, ici, c’est chouette ! Les supporters, c’est plein. Si nous arrivons en plus à ajouter des moments importants sur des phases finales, nous avons le jeu parfait. Nous sommes privilégiés, c’est pour ça qu’il faut qu’on en profite.

Propos recueillis par A. Bé.

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