Publié le / Modifié le
Fédérale 2

Indécis jusqu’au bout

Gruissan a fait le boulot. Il a non seulement conservé son invincibilité de plus de deux saisons à Matille, mais il a peut-être aussi pris une petite option pour un huitième de finale en se construisant un écart comptable de +13 obligeant même, sur ce coup-là, Annonay à subir son plus gros revers de la saison. Cela ne garantit surtout rien, mais cela induit quand même sous les crânes audois un minimum de certitudes. Ou plutôt d’espérances. Après tout, si Saint-Jean-en-Royans est le seul club à être venu l’emporter dans le Haut Vivarais, six autres clubs ont réussi, en saison régulière, à y prendre un bonus défensif ou tout du moins à s’y incliner par un écart inférieur à -13. Bref, ce match retour s’annonce indécis à souhait. D’autant que solide dans l’Aude, Gruissan manque parfois d’expérience en voyage où il ne l’a emporté qu’une seule fois. A-t-il, cette fois-ci, les épaules et le carburant pour continuer à bousculer les pronostics et écarter Annonay ? Thomas Clavières s’y colle. "On ne s’emballe pas et l’on garde les pieds sur terre relève l’un des techniciens audois, il n’y a surtout rien d’acquis." "Par expérience, treize points c’est peu, mais c’est aussi un écart qu’il faut pouvoir remonter, glisse son boss JeanPierres Grand, on fera tout pour soigner, cette fois-ci, notre conquête en touche, gommer nos fautes et mettre les ingrédients qu’il faut pour conserver notre avantage ". Annonay a, lui, 80 minutes pour inverser la donne et renverser la table. Du domaine du possible. "Ce revers est difficile à digérer, l’écart est lourd, je suis déçu, on espérait y gagner, boucle l’Annonéen Tietaka Talasinga, mais on peut encore y croire jusqu’au bout, cette défaite doit nous réveiller, c’est jouable." O. G.

Midi Olympique
Réagir