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Pro D2

Les tops et les flops de la Pro D2

La saison régulière de Pro D2 vient de s'achever. L'occasion de d'établir une liste des tops et des flops. Un exercice forcément subjectif...

Les Tops

Vannes et Nevers

Pour la première fois de leur histoire, ces deux clubs se sont qualifiés pour les barrages de la compétition. Une aubaine lorsqu'il s'agit d'évoquer le le développement géographique du rugby français. Pour Nevers, ce n'est que la deuxième saison à cet échelon du rugby français mais dotés du plus gros budget de Pro D2, les joueurs du président Dumange ont assumé ce statut. Un début de saison extrêmement prometteur a même laissé pensé durant un temps que le club de la Nièvre pourrait venir perturber titiller Brive et Oyonnax, les ogres .

Las, la fin de saison s'est révélée plus difficile, ce qui a conduit l'Uson a terminé sixième de la phase régulière. Au contraire, Vannes a conclu l'exercice en boulet de canon. Tenez-vous bien ! Une seule défaite lors des huit dernières journée de championnat, c'est ce qui a permis au club breton de décrocher la quatrième place, synonyme de barrage à domicile. En toute discrétion, le RCV, pour sa troisième année de présence seulement en Pro D2, a apporté une boufféé d'oxygène à cette compétition. L'engouement populaire autour des joueurs de Jean-Noël Spitzer est également un vrai bonheur. Le Stade de la Rabine est devenu « the place to be » de toute la Bretagne !

Maxi Lucu

29 matchs, 24 titularisations, Maxime Lucu a réalisé une saison exceptionnelle au sein d'une équipe pourtant en manque cruellement de constance. Le joueur basque, qui rejoindra l'UBB la saison prochaine, a été le fer de lance de son équipe, l'élément indispensable. Il a évolué aussi bien au poste de demi de mêlée que de demi d'ouverture, toujours avec la même aisance. Sa vista et son sens de la stratégie ont fait de lui l'un des meilleurs joueurs de Pro D2 cette saison.

Brives et Oyonnax

Chacun dans leur registre, les deux relégués du Top 14 ont assumé leur statut. Ils ont terminé la phase régulière aux deux premières places du classement et sont directement qualifiés pour les demi-finales. Ils se posent évidemment en favoris pour décrocher le titre de champion de France de Pro D2 et retrouver l'élite du rugby français.

Les flops

Biarritz

Malgré un effectif et un budget conséquent, le Biarritz Olympique n'a pas réussi à se qualifier pour la phase finale, objectif plus ou moins avoué du club basque. La raison ? Une inconstance chronique. Capables de s'imposer sur la pelouse synthétique d'Oyonnax, mais de perdre à domicile contre Vannes. Deux exemples parmi d'autres. Surtout, le BO a essentiellement fait parler de lui au cours de la saison écoulé pour des faits extra-sportifs sur lesquels il n'est pas utile de revenir.

Bourg-en-Bresse

Placer le promu bressan dans cet catégorie est un crève-cœur. Dans l'histoire récente de la Pro D2, jamais un club ayant récolté 60 points n'était descendu en Fédérale 1. C'est dire si le parcours des joueurs de Yoann Boulanger méritait mieux. Un exemple ? Ce dernier match disputé à domicile au cours duquel les Bressans devaient impérativement s'imposer avec le point de bonus offensif, face à Béziers, toujours en course pour la course à la qualification. Objectif atteint avec un enthousiasme éclatant. Las, le point de bonus défensif d'Aurillac obtenu sur la pelouse de Nevers a anéanti les derniers espoirs. Cruel. In fine, malgré un saison courageuse et méritante tant sur le plan de l'engagement que sur la qualité du jeu proposé, Bourg-en-Bresse retrouvera l'élite du rugby amateur la saison prochaine.

Zack Guilford

L'international all black (10 sélections), sacré champion du monde en 2011, avait débarqué à Nevers en début de saison fort d'un palmarès conséquent, suscitant un peu de curiosité et beaucoup d'attentes. Il n'aura finalement disputé que dix matchs avec l'Uson, pour trois essais inscrits. "Zac Guildford a pris la décision de rompre son contrat le liant à Nevers. Pour raisons familiales, il souhaite en effet retourner dès à présent auprès de ses proches en Nouvelle-Zélande", a indiqué le club dans un communiqué publié à la fin du mois de janvier. Un déception pour les supporters de Nevers qui attendaient beaucoup d'un joueur pétri de talent mais victime d'une instabilité chronique.

Arnaud BEURDELEY
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