• Les joueurs de Saint-Vallier et leurs dirigeants fiers d’avoir remporté le bouclier de la Ligue Aura de Quatrième Série. Photo Jacques Bruyère
    Les joueurs de Saint-Vallier et leurs dirigeants fiers d’avoir remporté le bouclier de la Ligue Aura de Quatrième Série. Photo Jacques Bruyère
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Saint-Vallier : Du gouffre à la renaissance

Saint-Vallier en quatrième série était en souffrance depuis quatre saisons et au bord de la disparition la saison dernière, le club drômois s’apprête à disputer les phases finales du championnat de France.

Depuis quelques saisons, Saint-Vallier était à la peine. En mal de joueurs, le club multipliait les forfaits, loin de ces années fastes des années 1980, quand le grand Elie Cester avait donné un coup de main au club et lui avait permis de fréquenter le niveau national. Après avoir longtemps écumé les divisions Honneur et Promotion Honneur, il a glissé jusqu’en Quatrième Série. Il y a un an, l’équipe fanion était au bord de la disparition.

Heureusement, des anciens se sont mobilisés, sous la houlette de Mohamed Merniz, formé au club.

"Je voulais finir avec des copains, explique l’ancien ouvreur de Bourg-lès-Valence, qui assure les fonctions d’entraîneur et joueur. L’objectif était de jouer avec des amis, et de relever le club. Nous voulons faire évoluer le niveau. Et si je dois partir dans quelques saisons, j’espère qu’il aura de bonnes fondations. Il faut que ce club revive."

Pour parvenir à recréer une dynamique, Mohamed Merniz a envoyé quelques textos, et réussi à faire revenir quelques copains, dont certains côtoyés en juniors : l’ailier Guillaume Thivolle, l’arrière, Maël Challeak, le deuxième ligne, Nicolas Broyer, ou encore le papa de l’équipe, le pilier, Guillaume Grappotte, sans oublier Ali Bakalek, l’entraîneur des avants, qui dépanne aussi en troisième ligne centre. Il a même convaincu des copains et son frère, Ismaïl (29 ans), de commencer le rugby !

En tout, une petite quinzaine de joueurs est venue renforcer le groupe entraîné par Daniel Gomez, toujours présent.

Dans la poule de brassage de la ligue Aura, les débuts ont été compliqués (2 victoires, 8 défaites), avec des oppositions rugueuses. "Nous avons affronté une équipe agressive, dans le mauvais sens du terme, regrette Mohamed Merniz. J’ai eu peur de perdre les joueurs les moins expérimentés."

À l’image du club depuis quatre ans, le groupe s’est accroché et il a été récompensé en phases finales. Après un premier succès contre Voreppe (42-12) en huitièmes de finale, il a foncé tête baissée vers le premier bouclier de Quatrième Série décerné par la Ligue Aura.

"C’est une belle récompense pour le président, Jacques Fraisse. Nous avons réussi à prendre confiance. Et c’est bien aussi pour la dizaine de joueurs qui a galéré pendant plusieurs saisons."

Dimanche, tout le monde goûtera à un des plus gâteaux possible avec un seizièmes de finale de Quatrième Série, contre Belesta.

"Les joueurs ont envie et j’ai confiance en mon équipe, souffle Mohamed Merniz. Jouons quatre-vingts minutes comme nous savons le faire."

Quoiqu’il arrive, le pari est déjà gagné : le rugby est reparti du bon pied à Saint-Vallier.

Midi Olympique
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