• Jacques Brunel, sélectionneur du XV de France.
    Jacques Brunel, sélectionneur du XV de France. Icon Sport / Icon Sport
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XV de France

Que retenir de la pré-liste de Jacques Brunel ?

Vingt-quatre heures après les révélations de Midi Olympique, la FFR a dévoilé la liste des 65 joueurs pré-sélectionnés pour la Coupe du monde. Dans un mois, il n'en restera que 31...

La ligne de front

Alors qu'il avait été écarté du dernier Tournoi des 6 Nations, Rabah Slimani, très fort avec Clermont depuis le début de saison, est bel et bien présent. Il devra néanmoins lutter pour sa place dans le groupe final avec Cedate Gomes-Sa. Toujours à droite, la présence du Toulonnais Emerick Setiano (19 ans) est un signe fort envoyé à la jeunesse tricolore. À gauche, il est quasiment acquis que Dany Priso et Jefferson Poirot feront partie du voyage au Japon.

Les talonneurs

S'ils sont sept dans la pré liste, ils ne seront "que" trois au Mondial japonais. Le Toulonnais Guilhem Guirado et le Racingman Camille Chat y seront, c'est acquis. Mais qui sera le troisième ? Entre le Rochelais Bourgarit, le Toulousain Mauvaka, le Lyonnais Ivaldi, le Néo-Toulonnais Tolofua ou le Palois Lespiaucq-Brettes, la bagarre promet d'être intense ces prochaines semaines. Pour Peato Mauvaka, promu titulaire depuis la blessure de Julien Marchand, c'est déjà une belle (et logique) consécration.

Les deuxième ligne

Alors qu'on pensait Yoann Maestri écarté du groupe France, le capitaine parisien fait un retour remarqué. Accompagnera-t-il Lambey et Vahaamahina au Japon ? Sera-t-il doublé par Le Roux, au nom de la polyvalence du Racingman ? L'avenir le dira. Pour le Toulousain Verhaeghe, en revanche, c'est un premier pas en vue de 2023. Quant à Taofifenua, sa bonne saison avec un RCT convalescent vient de lui offrir un second souffle.

Les troisième ligne

On ne reviendra pas une nouvelle fois sur l'absence, nécessairement motivées par des raisons extra-sportives, du meilleur numéro 7 du pays, Sekou Macalou. Pour le reste, difficile d'imaginer Wenceslas Lauret, Yacouba Camara, Bernard Le Roux (au nom, entre autres, de sa polyvalence) et Arthur Iturria manquer l'appel du 18 juin, date à laquelle Jacques Brunel donnera les 31 noms. En numéro 8, Picamoles, Ollivon et Alldritt se battront pour deux places...

La charnière

Au moins, Morgan Parra et Camille Lopez, fusillés après la dernière défaite des Bleus à Twickenham, ne sont pas totalement oubliés. A la charnière, Antoine Dupont et Romain Ntamack sont partant certains. Derrière eux, cela reste très ouvert. Louis Carbonel, si fort avec le Rct ces deriers temps, peut-il s'inviter ? Est-ce trop tôt ? Maxime Machenaud, premier choix de Brunel en 2018, va-t-il mettre tout le monde d'accord ? Quant à Matthieu Jalibert, considéré comme l'un des "fils" du sélectionneur, il semble qu'il soit néanmoins revenu un poil trop tard de blessure pour pouvoir se mêler au sprint final...

Les centres

De nature, c'est le poste le plus richement pourvu du pays. À ce sujet, les retours de Vakatawa et Guitoune, excellents depuis le début de saison, sont logiques. Étant entendu que Bastareaud, vice-capitaine du XV de France, est certain de rejoindre le Japon, les places à ses côtés seront donc chères et laisseront de très bons joueurs sur le carreau. L'absence de Rémi Lamerat, titulaire lors de la dernière tournée des Bleus en Nouvelle-Zélande, est notable mais pas illogique, compte tenu d'une saison difficile en Auvergne.

Ailiers-Arrières

Joueurs hors-normes, le Clermontois Raka est enfin appelé par le sélectionneur et sauf catastrophe, sera en Asie à l'automne. Penaud est en forme internationale et Thomas, fragile mais surdoué, sont fortement pressentis pour faire partie de l'aventure japonaise. Retière, au nom d'une polyvalence et d'un talent certain, a peut-être un coup à jouer. À l'arrière, Médard sera en Coupe du monde et derrière lui, Huget, Ramos et Dulin se battront visiblement pour une seule et même place...

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