• Avec son compère de la charnière Jules le Bail, Christopher Hilbeck a énormément pesé sur le match. Photo Bruno Perrel
    Avec son compère de la charnière Jules le Bail, Christopher Hilbeck a énormément pesé sur le match. Photo Bruno Perrel
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Entretiens

Christopher Hilsenbeck : "Nous ne volons rien à personne"

Christopher Hilsenbeck, demi d’ouverture de Vannes et international allemand a régné sur le match. Adroit face aux perches, précis dans le jeu, L’ouvreur vannetais a été l’un des hommes du match.

Y a-t-il une joie particulière après une telle démonstration de force ?

C’est une évidence. Nous avions envie de lâcher les chevaux, parce que finalement malgré notre première victoire la semaine dernière, il y avait un peu de frustration de ne pas avoir pu mettre en place notre jeu… Il y a huit jours, c’était une joie contenue, car rien n’était fait si ce n’est une ultime victoire chez nous devant Mont-de-Marsan qui nous ouvrait les portes des barrages avec le bonheur de recevoir. Potentiellement, ce devait être notre dernier match. Nous savions que l’aventure pouvait s’arrêter là, tout net. Ce soir, cette joie est libérée.

Cette victoire a-t-elle été au-delà de vos espérances les plus folles ?

Non. Le but ultime est d’aller le plus loin possible. Si nous gardons l’esprit qui est le nôtre actuellement et depuis plusieurs semaines, rien ne nous interdit d’aller défier Brive dimanche prochain. Prenons notre temps pour nous reposer, et pour analyser de jeu de Brive.

Ce 50-10 c’est une récompense ?

Je pense qu’au regard des intentions que nous avons eu dans ce match, nous ne volons rien à personne. Nous avons eu de la réussite certes, mais nous avons aussi su la provoquer. 30-10 à la pause, ce n’était pas une finalité. Nous ne nous sommes jamais arrêtés dans notre jeu et nous n’avons jamais pensé que le score était acquis.

Aviez-vous sur les épaules cette responsabilité de ne pas décevoir ?

Oui quelque part. Déjà la semaine passée, fendre la foule qui nous attendait à l’entrée du stade avait été quelque chose de magique, émotionnellement très fort. C’était la même chose cette fois. Il y avait le besoin chez nous et chez moi de rendre à ce public magnifique, cette ferveur qui est la sienne.

Est-ce que vous mesurez vraiment ce que vous avez réalisé ? 50 points, 6 essais, c’est dingue non. étiez-vous sur une autre planète ?

Je ne sais pas si nous étions sur une autre planète, mais je vais dire que nous avons réalisé une performance aboutie. Nous étions restés sur notre faim il y a huit jours. On voulait forcer le truc et se faire plaisir, qu’il y ait du spectacle et du jeu. Cela a été le cas.

Avec Jules Le Bail, vous avez pesé sur le match. Comment l’expliquez-vous ?

J’ai eu des ballons très vite sortis de la nasse. Pour une charnière c’est un régal de pouvoir jouer ainsi. Jules à fait un job énorme pour sortir très rapidement chaque ballon. Je pense que c’est cela aussi qui a déstabilisé nos adversaires, cette propension à jouer vite, précis et bien.

Ce bonheur entre vous sur le terrain, se sent, c’est presque palpable.

C’est vrai qu’il y a une bonne alchimie entre les lignes. Nous avons tous envie de s’offrir du bonheur et de donner ce bonheur aux gens. Nous sommes audacieux, nous tentons des choses parce que nous sommes en confiance. Des choses risquées parfois…

Le prochain match c’est à Brive. Comment l’envisagez-vous ?

Brive aura eu une semaine de récupération supplémentaire, mais cela peut finalement ne pas être forcément un avantage. Deux semaines, sans jouer c’est aussi parfois perdre une partie de ses automatismes. Nous allons bien analyser le jeu des Brivistes pour voir sur quel secteur de jeu nous pourrons les mettre en difficulté. Je crois que les 60 points que nous avons pris au match retour sont loin derrière nous. Il n’y aura pas de crainte, mais du respect face à celui qui a terminé premier du championnat.

Propos recueillis par D. L.P.

Midi Olympique
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