• Imanol Harinordoquy, Pierre Berbizier, Olivier Magne et Richard Dourthe
    Imanol Harinordoquy, Pierre Berbizier, Olivier Magne et Richard Dourthe Midi Olympique et Icon Sport -
Publié le / Modifié le
Coupe du Monde

Les "ex" donnent leurs "31" pour le Mondial japonais

Jacques Brunel et son staff n’ont plus qu’un mois pour constituer la liste des 31 joueurs (plus 6 réservistes) qui s’envoleront pour le Japon début septembre, afin d’y disputer la neuvième Coupe du monde de l’histoire. Le sélectionneur a officialisé, ce lundi par voie de communiqué, une première liste de 65 joueurs dans laquelle il piochera les futurs élus. Fort de ce document, Midi Olympique a demandé à quatre anciens internationaux quelle serait leur sélection pour le Japon.

Par une vidéo du sélectionneur Jacques Brunel, la FFR avait annoncé, samedi dernier, l’établissement d’une liste de 65 joueurs supervisés en vue du Mondial dont Midi Olympique vous avait dévoilé très largement le contenu dès lundi. En réaction, la FFR a officialisé les noms, par un communiqué qui reprenait la même sémantique : "Une liste non exhaustive, en aucun cas fermée ou définitive (...) afin de superviser 65 joueurs du championnat en vue de l’annonce du groupe pour la préparation à la Coupe du monde."

Voilà pour la com’. Dans les faits, cette liste élargie et anticipée a été transmise à World Rugby selon une obligation légale (c’est le cas à chaque Coupe du monde, pour toutes les nations).

Et c’est bien dans cette liste, avec une marge de dérogation limitée, que Jacques Brunel et son staff renforcé de Fabien Galthié piocheront les prochains élus, promis à une mission sauvetage cet automne au Japon. Les noms seront divulgués dans un mois très exactement, le mardi 18 juin.

Une envie de stabilité

En s’appuyant sur ce document qui servira de base à la sélection, Midi Olympique a proposé à quatre anciens internationaux majeurs (Olivier Magne, Richard Dourthe, Imanol Harinordoquy et Pierre Berbizier) dont l’un d’entre eux fut sélectionneur des Bleus (Berbizier, de 1991 à 1995), de constituer leur propre liste.

En posant le même cadre décidé par Jacques Brunel : l’annonce du groupe des 31 joueurs et d’une liste de six "réservistes", qui participeront à la préparation physique estivale des Bleus mais sauront, d’emblée, qu’ils ne verront le Japon qu’en cas de défection dans la première liste.

Dès cette consultation ressort une tendance : l’envie de stabilité. Si Olivier Magne pousse pour un basculement de génération, les cadres des Bleus pour le dernier Tournoi conservent globalement la confiance. En revanche, pour nos quatre techniciens consultés, aucune des surprises de la liste de 65 ne peut franchir la marche des 31, en dehors de Mauvaka. Ensuite, il reste les arbitrages au cas par cas, selon les affinités. Voici le détail et les explications.

Les plébiscités

S’ils sont une grosse vingtaine à recueillir une majorité des suffrages et apparaissent parfaitement légitimes pour le Japon, certains noms récurrents constituent de vraies surprises. Si Berbizier place le bouillant Pierre Bourgarit dans sa liste, Dourthe, Magne et Harinordoquy ouvrent eux une belle porte au jeune et encore inexpérimenté Peato Mauvaka (une des révélations toulousaine cette saison) dans leur groupe pour le Mondial japonais. Il en va de même pour son compère toulousain Cyril Baille, mentionné trois fois sur quatre alors qu’il revient tout juste de blessure. Au poste de pilier gauche, « Berbize » donne l’avantage à Dany Priso.

Toujours devant, on notera le joli crédit accordé à Romain Taofifenua (3 nominations), alors même qu’il n’a connu qu’une seule sélection sous l’ère Brunel, il y a quinze mois. Pour nos consultants, Camille Lopez reste indétrônable en numéro 10 alors que le staff des Bleus semblait l’avoir mis sur la sellette après un Tournoi des 6 Nations hésitant. Au poste de demi de mêlée, Antoine Dupont raffle tous les suffrages, tout comme Gaël Fickou au milieu du terrain, Maxime Médard à l’arrière et Damian Penaud sur l’une des ailes du XV de France. 

Les recalés

Une vingtaine de joueurs n’ont été nominés par aucun de nos « sélectionneurs », sans surprise pour certains. C’est le cas de tous les non-capés (Setiano, Ivaldi, Lespiaucq-Brettes, Verhaeghe, Retière ; Carbonel a juste été évoqué mais ce dernier est aussi concerné par le Mondial U20). Et, également, de certains joueurs déjà internationaux mais qui n’ont eu l’honneur d’une convocation depuis quelque temps pour cause de blessure ou de méforme (Tolofua, Ollivon, Galletier, Sanconnie, Jalibert, Grosso, Nakaitaci, Ducuing, Dulin). Toutefois, plusieurs absences paraissent plus surprenantes, au premier rang desquelles figurent le centre Geoffrey Doumayrou, pourtant de toutes les listes depuis 2018, et le deuxième ligne Paul Willemse.

Doumayrou pâtit des retours en grâce de Guitoune ou Vakatawa tandis que Willemse, annoncé comme le messie au début du dernier Tournoi, a généré un flop majuscule. Dans une moindre mesure, le gaucher rochelais Dany Priso (cité une seule fois) a cédé son avance à Cyril Baille et Étienne Falgoux, qui bénéficient de la belle dynamique de leurs clubs. Enfin, Paul Gabrillagues n’a pas non plus convaincu nos observateurs, qui lui ont notamment préféré Bernard Le Roux en deuxième ligne. 

Léo Faure avec Pierre-Laurent Gou, Nicolas Zanardi et Marc Duzan
Sur le même sujet
Réagir