• François Da Ros, le doyen du club briviste
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Pro D2

Le devoir de mémoire

Le doyen de l’effectif va disputer sa deuxième demi-finale avec le cabcl après celle de 2013. l’un des papas du huit de devant sera aux avants-postes, comme toujours, pour guider les siens.

Les supporters brivistes et vannetais ne verront pas François Da Ros rentrer dans l’arène du Stadium, sur la pelouse d’Amédée-Domenech le visage couvert d’un masque, à la manière d’un Imanol Harinordoquy en 2010 lors de la demi-finale et la finale de Coupe d’Europe du Biarritz Olympique. Touché au nez après un choc avec Antoine Battut lors du dernier match de saison régulière face à Bayonne, le talonneur a tout de même porté le masque par précaution lors des séances entraînements. Mais il l’assurait en début de semaine, "tout va bien, rien n’est cassé." Tant mieux car s’il y a bien une chose sur laquelle va devoir compter le CABCL pour faire face aux vagues bretonnes c’est l’état d’esprit guerrier de ce généreux de nature.

Des souvenirs dans un coin de la tête

Du haut de ses 35 ans, François Da Ros figure comme le plus ancien de l’effectif briviste. Celui qui, pour sa septième saison avec la tunique noire et blanche, établit le parfait trait d’union entre l’ancienne et la nouvelle génération, celle qui a connu 2013 et celle qui aspire à écrire un nouveau glorieux chapitre de l’histoire du club corrézien. "J’ai pas mal de souvenirs qui sont remontés à la surface de 2013. J’étais arrivé en novembre 2012 en cours d’exercice depuis Bayonne dans un groupe très soudé qui m’avait porté. Ce sont des très bons moments mais là c’est différent", évoque le leader de combat. Il n’oublie pas non plus le traumatisme de la descente de Top 14 la saison passée. "Après ce qui est arrivé, il a fallu tout reconstruire. Cela n’a pas été simple. Il a fallu chercher les erreurs personnelles, collectives. Nous sommes repartis d’une page blanche et on s’est construit cette étiquette de poids lourd cette année. La seule réponse c’est de remonter immédiatement ", analyse-t-il. Il faudra pour cela déjà passer l’obstacle vannetais, notamment redoutable en mêlée fermée. "Ils nous ont mis à mal à l’aller et au retour dans ce secteur. On va se mobiliser pour que ça ne se reproduise plus. "Casa" (Didier Casadéi) nous répète depuis le début de saison que la meilleure mêlée du championnat sera championne de France. On l’a dans un coin de la tête", clame celui qui aiguille les Devisme, Chauvac et Bamba par sa science et sa tenue en mêlée fermée. Ce dimanche, ce n’est en effet pas l’heure de mettre la charrue avant les bœufs.

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