• Qui épaulera Heyneke Meyer la saison prochaine ? Photo Icon Sport
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Top 14

Les contours du projet fort parisien

Il reste aux soldats roses du Stade français un minuscule espoir de qualification. Si le miracle ne se produisait pas, cela n’impacterait en rien le dessin d’un projet fort. En voici les contours...

Au sujet du Stade français, la seule question qui vaille est la suivante : les soldats roses, toujours décimés par les blessures et dont le seul talonneur valide (Lucas Da Silva) connaîtra à Montpellier sa deuxième titularisation en Top 14, peuvent-ils oui ou non répéter l’exploit du derby francilien ? Difficile à dire, puisque les coéquipiers de Julien Arias ont semble-t-il puisé au fond de leurs ressources pour arracher leur plus précieuse victoire de la saison, il y a quinze jours à Nanterre. Passé ce succès d’estime, tant leurs chances de se qualifier restent aujourd’hui minimes, les "Stadistes" ont alors rejoint Reims pour un week-end de "team building", conclu par "une belle cuite au champagne", nous confiait cette semaine un membre du groupe. Dans la Marne, c’est l’intégralité de la "Pink family", comme ils disent, qui s’était donc déplacée, à l’exception de Sergio Parisse, retenu dans la capitale pour soigner un genou meurtri. La suite ? Elle s’écrira ou non ce week-end dans l’Hérault, face à une équipe en pleine résurrection depuis un mois et demi.

Si d’aventure le Stade français ne parvenait pas à s’imposer dans le Midi, le club parisien se tournerait aussitôt vers une saison 2019-2020 dont les contours se dessinent désormais avec précision. Selon nos informations, les dirigeants parisiens viennent d’acquérir un immeuble pour plusieurs millions d’euros, situé à deux pas du stade Jean-Bouin et où ils installeront leur centre de formation : jusqu’ici, les espoirs du club étaient logés dans des résidences disséminées dans Paris, il n’y avait pas d’unité de lieu. De la part de la direction et du propriétaire Hans-Peter Wild, cette acquisition pour la formation est un message fort adressé aux supporters, quelque peu alarmés par les récents départs de Julien Dupuy ou Alexis Savigny, deux des totems du club de la capitale. Un message fort, tout comme le sont le retour d’Alain Elias, un fidèle de l’ère Guazzini ou encore les récentes touches entre Heyneke Meyer et Shaun Sowerby, le numéro 8 des années fastes, un temps pressenti pour remplacer Paul O’Connell dans le rôle d’entraîneur des avants.

Quid du salary cap ?

Enfin, si le docteur Wild souhaite injecter 100 millions d’euros sur les cinq prochaines années, il a également souhaité être limpide vis-à-vis de la Ligue nationale de rugby, déclarant de lui-même un excès au salary cap, suivant le code du "plaider coupable" toléré à une seule reprise par la LNR. La semaine dernière, une source proche du dossier nous confiait à ce sujet : "On parle ici d’une petite somme. Si le Stade français se qualifie dans le top 6, certains joueurs auront automatiquement droit à un bonus, c’est dans leur contrat. À Paris, le salary cap sera alors excédentaire de quelques milliers d’euros." Et le Stade français écopera alors d’une amende que s’est d’ores et déjà engagé à régler le docteur Wild. Il est ici évident que si Paris n’est pas qualifié, l’excédent disparaît automatiquement… Quant au sportif "pur", il est désormais acquis que Heyneke Meyer prendra la saison prochaine l’animation offensive de l’équipe et, pour l’entourer, cherche actuellement deux adjoints. La piste Shaun Sowerby a échoué, celle menant à Brian Liebenberg aussi. Qui débarquera donc à Jean Bouin ? A priori, deux étrangers…

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