• Après 26 saisons marquées par 5 Brennus et 3 Coupes d’Europe, William Servat effectuera samedi ses adieux à Ernest-Wallon.
    Après 26 saisons marquées par 5 Brennus et 3 Coupes d’Europe, William Servat effectuera samedi ses adieux à Ernest-Wallon. Icon Sport / Icon Sport
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Servat : « Il y aura plus qu’un pincement au cœur... »

Après plus d’un quart de siècle de bons et loyaux services, il disputera son dernier match au Wallon avant de rejoindre le staff des Bleus. Emotions...

Midi Olympique : Il s’agira samedi de votre dernier match à Ernest-Wallon en tant qu’entraîneur du Stade. Une page d’un beau livre se referme...

William Servat : Émotionnellement, ça s’annonce très chargé. Je suis arrivé dans ce club en 1993, il y a vingt-six ans… Vingt-six ans dans une vie, c’est un peu plus qu’une page qui se tourne. J’ai terminé un chapitre en 2012, lorsque j’ai arrêté ma carrière sur le terrain, même si j’ai repris du service comme entraîneur-joueur en 2012-2013. Mais là, ce samedi, ce sera peut-être tout simplement ma dernière à Ernest-Wallon. Il y aura plus qu’un petit pincement au cœur, lorsqu’il s’agira de vider mon casier…
 
Le début d’une nouvelle vie ?

W.S. : Tout ne va pas non plus changer du jour au lendemain. Je vais bien sûr rester habiter à Toulouse, et forcément conserver des rapports avec les gens du club, les joueurs et notamment les première ligne avec qui nous avons établi un rapport qui va bien au-delà du terrain. Et puis, mon futur travail impliquera forcément que je garde des liens les plus étroits possibles avec tous les clubs y compris avec le staff du Stade avec qui j’ai créé des liens depuis toutes ces saisons..
 
Les sensations seront-elles les mêmes que pour votre dernier match en tant que joueur  à Ernest-Wallon ?

W.S. : Oui, quand même… En 2012, lorsque j’ai arrêté de jouer, je savais que je continuerais quand même au Stade. Là, même si je pars pour défendre un autre maillot, je ne change pas de club.
 
Cette saison est d’ores et déjà appelée à rester dans les mémoires… Y a-t-il meilleur contexte pour un adieu ?

W.S. : Il y a de la fierté, car il n’est un secret pour personne que le club a connu une période difficile pendant trois ou quatre ans. Et là, je vais quitter le Satde au terme d’une saison exceptionnelle qui, en cas de succès contre l’Usap, pourrait nous voir battre beaucoup de records. J’ai le sentiment de laisser le club, avec tout le travail effectué par notre staff en entier, dans les meilleures conditions possibles pour son avenir.
 
On imagine que vous avez beaucoup de «merci» à adresser à vos anciens partenaires, entraîneurs, supporters...

W.S. : Je ne veux pas avancer de noms plutôt que d’autres… Juste remercier les mecs qui m’ont entraîné, ceux avec qui j’ai joué, ceux que j’ai pu entraîner. Ce fut un honneur que de défendre avec eux les couleurs rouges et noires. Merci aussi aux supporters avec qui j’ai toujours eu la chance d’entretenir un lien particulier... Ils savent que c’est un honneur pour moi que de représenter notre club au sein du staff de l’équipe de France. Le Stade toulousain m’a permis de connaître le niveau international en tant que joueur, et désormais en tant qu’entraîneur. Je sais tout ce que je lui dois.
 
On vous sent particulièrement touché...

W.S. : La famille rouge et noire, ce n’est pas un vain mot. Dans les moments difficiles, elle nous a toujours soutenus. L’équipe de France ne se refuse pas et si j’ai quand même beaucoup hésité, c’est vis-à-vis de cette famille. Mais je pense que ce genre d’opportunité ne se présente qu’une fois dans une vie... Ça s’annonce difficile de quitter son club après 26 ans, et la chance d’avoir gagné quelques titres...  
 
Il est évidemment beaucoup trop tôt pour en parler, mais fermez-vous d’ores et déjà la porte à un retour au club dans quelques saisons ?

W.S. : J’ignore combien de temps cela va durer, mais quoi qu’il arrive, je serai toujours un jeune entraîneur lorsque mon aventure en équipe de France se terminera. Forcément qu’à ce moment-à, je serai ouvert à toutes les hypothèses et plus encore à celle d’un d’un retour dans mon club. On ne peut pas passer une carrière entière de joueurs et entraîneur dans son club de cœur sans qu’il en soit autrement. 

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