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Top 14

Stade français : Steyn, ce n’est pas fini...

Face à Pau, Morne Steyn ne disputera pas son dernier match à Paris. Avant de rejoindre l’Afrique du Sud, il sera la saison prochaine le «joker Coupe du monde» de Nicolas Sanchez dans la capitale... 

Cette fin de saison, Paris pleure ses arrières et, au jour où Heyneke Meyer a successivement perdu Kylian Hamdaoui, Djibril Camara et Tony Ensor, il a demandé à son ancien meneur de jeu chez les Boks, Morne Steyn, de se reconvertir au plus vite. En préambule, l’ouvreur sud-africain explique: «Ce n’est pas mon poste favori, comme vous pouvez l’imaginer. Jouer arrière était même un peu étrange, au départ. Mais je m’y sens de mieux en mieux au fil des week-ends. Dans ma carrière, il m’était déjà arrivé de glisser au fond du terrain, que ce soit avec les Springboks ou à l’époque de Gonzalo Quesada, quand Jules (Plisson) entrait en cours de match à l’ouverture.»

Et si Morne Steyn n’est pas le plus flashy des relanceurs ou le plus spectaculaire des contre-attaquants, son énorme pied droit et la pertinence de ses positionnements, en troisième rideau, ont fait indéniablement partie des facteurs ayant permis au Stade français de s’imposer à Paris-La Défense-Arena, lors du dernier derby francilien. 
Après cinq saisons passées dans la capitale, Morne Steyn s’apprête néanmoins à quitter le Stade français pour retrouver Pretoria, la province de ses débuts. Il poursuit: «Dans mon esprit, le plan de route était clair: je restais deux ans de plus à Paris et puis je mettais un terme à ma carrière. Mais le plafond du salary cap et les carences en Jiff (Joueurs issus des filières de formation française) ont empêché le Stade français de prolonger mon contrat.» Alors que son avenir à court terme était flou, une offre des Blue Bulls atterrissait sur le bureau de son agent: la province de Pretoria venait de laisser filer Handré Pollard vers Montpellier et, pris au dépourvu, il lui fallait donc dénicher un plan B d’envergure internationale. Steyn poursuit: «à un moment où je me posais beaucoup de questions, l’offre des Bulls a été une vraie bénédiction. Là-bas, je vais disputer la Currie Cup et le Super Rugby pendant deux saisons. C’est une magnifique opportunité

Trois hommes et un coup fin 

Pour autant, Morne Steyn (34 ans, 66 sélections) ne quittera pas la capitale dès juin, puisque les dirigeants parisiens viennent de lui proposer de rester au club jusqu’à la fin du Mondial, en la qualité de «joker Coupe du monde» de Nicolas Sanchez, retenu avec les Pumas au Japon. Mais une fois la Coupe du monde terminée, le Stade français ne comptera donc plus trois ouvreurs de dimension internationale dans son effectif, ce luxe qui frisa parfois l’incongruité, tant le placard doré dans lequel était cloisonné Jules Plisson fut par moments immérité. à ce sujet, Morne Steyn conclut : «Je n’ai jamais pensé que nous étions trop nombreux à l’ouverture, au Stade français. Quand Nicolas Sanchez est à l’étranger des mois durant pour le Rugby Championship, le club est plutôt heureux de pouvoir compter sur deux internationaux, Jules (Plisson) et moi-même. Le Top 14 est à ce point long et exigeant que les effectifs doivent être très étoffés. Comment aurait-on fini la saison, si je n’avais pas été là pour jouer arrière ?» En roue libre, probablement...  

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