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    RUGBY FED2 FCTT BALMA Valentine Chapuis -
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Fédérale 2

L’urgence du FCTT

Le club toulousain pourrait être séparé de son stade emblématique. En cause, un contentieux financier externe au club qui pourrait changer radicalement son quotidien.

L’ambiance est flottante au FCTT. À quelques jours d’une éventuelle accession en Fédérale 1, dans les locaux du stade Georges-Aybram, on prépare les festivités au fur et à mesure que les joueurs arrivent avant leur entraînement. Mais on est loin de l’euphorie qui devrait logiquement découler d’une montée au plus haut niveau amateur. Le club se trouve au cœur d’un différend financier entre l’association Toec, entité extérieure au FCTT, et la mairie.

L’association possède en effet les terrains et les infrastructures dans le quartier du Barry grâce à une convention d’occupation signée il y a vingt ans par l’association et la mairie qui les laisse à disposition du club. Après avoir expiré l’an dernier, la convention a été prolongée d’un an d’un accord commun et reste valable jusqu’au 7 juin. Cependant, à moins de deux semaines du terme, aucun terrain d’entente n’a été trouvé entre le président du Toec Christian Vignoles et la mairie. Le premier souhaite désormais vendre la propriété et les négociations sont en cours pour le montant. La situation est donc critique.

On est pris en otage 

Au milieu de ce contentieux, et avec peu d’autorité, se trouvent le club du Toac-Toec et ses 400 licenciés. « On n’en est pas encore dans les solutions puisqu’on a du mal à déterminer les causes, constate le président Francis Cazeneuve. Mais on a confiance en la mairie pour trouver une solution. Ce que l’on sait, c’est notre attachement à ce stade nommé en l’honneur de Georges Aybram, qui a fondé le club puis l’a présidé. On trouve très dommage d’ailleurs d’enlever le rugby à ce lieu, qui en était son origine. » Parmi les hypothèses envisagées, il y a d’abord celle de la cession à la Ville, à laquelle le FCTT est très favorable.

Mais si aucun accord ne survient, il y aura alors une relocalisation. « On nous a proposé les terrains de Pech-David et Struxiano qui sont au sud de Toulouse, poursuit le président. Cela ne nous pose pas de problème majeur pour les seniors, mais c’est irréalisable pour les écoles de rugby. On ne peut pas demander aux parents de traverser la ville et passer une heure dans les bouchons pour amener leurs enfants. »
Le responsable de l’école de rugby justement est perplexe : « Le FCTT, c’est une école de rugby de 180 jeunes qui sont pris en otage », annonce Fabien Fabre. Le long des clôtures sur le parking et dans le local, un huissier de justice fait l’état des lieux des installations mais aussi des bénévoles. Envoyé par les dirigeants du club, il recense l’implication de chacun pour monter un dossier en faveur du FCTT.

À un an des élections, la mairie est face à un dilemme : verser une grande somme à une association pour acquérir son terrain ou déplacer 400 licenciés au risque d’en faire partir beaucoup. « Le FCTT est quand même le premier club amateur de la ville de Toulouse intra-muros, renchérit Francis Cazeneuve. On n’a pas le droit de laisser faire ça. Le stade a affiché complet toute la saison et l’engouement du grand public est fort depuis qu’a surgi ce problème. L’enjeu est aussi capital pour nous que pour la mairie. » 

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