• Les meilleures équipes du monde se retrouvent le temps d’un week-end à Paris pour y disputer le dernier tournoi du circuit mondial.
    Les meilleures équipes du monde se retrouvent le temps d’un week-end à Paris pour y disputer le dernier tournoi du circuit mondial. Hervé Bellenger -
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Rugby à 7

Briller à Paris

Au terme d’une année très positive, l’équipe de France de rugby à VII avance petit à petit vers son objectif de qualification pour les Jeux Olympiques. Une dernière ligne droite à quelques jours avant de retrouver les supporters français pour la dernière étape du circuit mondial à Paris.

Avec l’arrivée du nouveau sélectionneur en 2017, Jérôme Daret, c’est un tout autre visage qu’affiche France VII depuis ces derniers mois. L’équipe semble avoir enfin apprivoisé ce sport qui est si particulier. En effet, Jérôme Daret connaît très bien le rugby à VII. Il le répète très souvent, ce "sport extrême est une guerre psychologique" pour les joueurs. "La Formule 1 du rugby demande beaucoup de vitesse et de précision, ce qui ramène à l’essentiel du rugby." Un sport excitant, génial, qui est déjà ancré dans deux très nombreuses nations du rugby comme la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud ou dans de grands états comme les états-Unis. Seulement, le sélectionneur ne le nie pas, c’est peut-être là, que la différence se joue avec les autres nations : "En France, le rugby à VII est en retard, pas encore assez ancré dans les mentalités."

La reconstruction de l’équipe de France

Dans cette phase de transition, un objectif est clairement affiché par l’équipe de France à VII : le tournoi de qualification olympique (TQO), qui se déroulera à Colomiers, le 14 juillet prochain. Une reconstruction commencée dès son arrivée, accompagné d’un tout nouveau staff. Jérôme Daret a bousculé les codes, en vue d’afficher un nouveau visage. "Je trouve que nous avons fait une très bonne évolution offensivement et défensivement depuis ces derniers mois", souligne l’entraîneur. Des évolutions qui se traduisent donc par de bons résultats cette année : deux secondes places aux étapes de Vancouver et Hong-Kong, mais aussi deux belles victoires contre les expérimentés All Blacks. "C’est vrai que nous sommes en bonne confiance. Nous arrivons à faire quelques différences dans les turnovers, ce qui était très difficile avant. Nous arrivons à faire de très bons coups d’envoi, à avoir de bonnes fulgurances. Ce sont de bons indicateurs qui nous consolident. Il n’y a pas que le fruit du hasard", indique Jérôme Daret.

Un rêve d’Olympisme

Sur la route des qualifications pour les jeux Olympiques, la dernière étape du circuit mondial sera essentielle. Au stade Jean-Bouin à Paris pour le week-end du 1er et 2 juin, les Français joueront devant leur public en vue de consolider leur huitième place au classement général. Ce qui leur permettrait de faire partie des têtes de séries lors du TQO à Colomiers. "Les joueurs sont déjà hypermotivés depuis le début. Nous jouons chaque tournoi pour les gagner, donc le fait que cela soit à Paris ne change pas grand-chose", remarque le sélectionneur français. Effectivement, la tête aux qualifications, l’équipe de France veut faire les choses bien devant son public, comme l’explique l’un des cadres français, Manoël Dall’igna : "Cela fait très longtemps que France VII n’a pas gagné dans son pays (la dernière victoire remonte en 2005), alors pourquoi pas y faire quelque chose ce week-end ! Le rugby à VII est à taille humaine à la différence du XV. À chaque étape, il y a toujours une super ambiance."

Un rêve d’olympisme qui se concrétisera peut-être cet été, grâce aux efforts fait par la sélection. Jérôme Daret, compte vraiment sur une préparation digne des plus grands : "Nous avons tout fait pour être préparés au mieux avec des stages à l’Insep où l’on a rencontré des champions olympiques. Nous sommes aussi partis sur les traces de la préparation de l’équipe française, championne du monde de handball. C’est par ce biais-là aussi que nous pouvons acquérir cette expérience qui nous manque pour la suite. Le but était de chercher une énergie différente qui nous poussera pour cette qualification olympique."

Anne-Lyse Raymond
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