• Kilian Geraci (Grenoble) : « Laisser le club en Top 14 »
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Entretiens

Geraci : « Laisser le club en Top 14 »

Kilian Geraci - Deuxième ligne de Grenoble

Vous disputerez à Brive votre dernier match sous les couleurs du FCG. Pour un enjeu ultra-symbolique...

Kilian Geraci : Déjà la semaine dernière, pour mon dernier match avec Grenoble au stade des Alpes, il y avait énormément d’émotions, d’autant que nous affrontions mon futur club. Mais l’absence d’enjeu direct autour de ce match a fait que j’ai pu profiter sereinement de l’événement, de ma famille… Là, ce sera tout simplement mon dernier match sous les couleurs du FCG... Ça s’annonce forcément un moment à part, dans ce contexte si particulier. L’objectif, il est tout simple : comme mes coéquipiers, je veux partir en laissant le club en Top 14.

À titre personnel, vous avez été préféré sur ce match à Fabien Alexandre, qui demeurera pourtant au club l’an prochain. On imagine que vis-à-vis de joueurs comme ceux-ci, la responsabilité est énorme...

K.G. : C’est certain. Ce barrage, c’est un match que tout le monde veut jouer, parce qu’il détermine directement l’avenir du club. Certains joueurs emblématiques, et d’autres qui restent au club à l’issue de la saison, n’ont pas la chance de pouvoir y participer. Rien que par rapport à eux, il s’agira d’assumer et de tout donner.

Depuis un mois, votre équipe est focalisée sur ce barrage...

K.G. : Depuis notre défaite contre Agen, nous étions fixés sur notre sort et nous avons donc eu le luxe d’avoir trois semaines pour se mettre en condition en vue de ce déplacement. On ne savait évidemment pas contre qui nous allions jouer, mais l’idée était de nous concentrer sur nous, sur notre propre jeu, afin de laisser le moins de choses possible au hasard et d’arriver le plus prêts possible. Logiquement, ce n’est que depuis cette semaine que nous nous sommes un peu plus attardés sur la manière dont Brive jouait.

Brive n’a pas perdu à domicile cette saison, Grenoble jamais gagné à l’extérieur...

K.G. : (il coupe) Les chiffres ne nous sont pas favorables, à nous de les faire mentir. Même si on n’a pas gagné un match à l’extérieur cette saison, on se dit qu’il s’agit d’un contexte différent, d’un match éliminatoire. Un match où rien n’est pareil.

En ce qui vous concerne, vous avez connu des difficultés pendant l’hiver, et les négociations que vous meniez avec Grenoble et Lyon. Cela vous a-t-il pesé ?

K.G. : C’est logique que cela m’ait pesé... Grenoble est un club auquel je suis naturellement très attaché, donc les négociations m’ont fait me poser beaucoup de questions. Hasard ou pas, les blessures sont arrivées au même moment. Il y a eu aussi l’accident d’Antonin Berruyer, que tout le monde a eu du mal à encaisser. Mais cette période est derrière, désormais.

Avec un père ex-joueur du club, les supporters se sont rapidement identifiés à vous. Comprenez-vous que ceux-ci aient mal vécu votre départ ?

K.G. : Oui, certaines personnes me l’ont fait remarquer assez vertement. Le FCG a des supporters assez passionnés, et je comprends que cela ne leur fasse pas plaisir qu’un jeune du club de plus s’en aille. Mais je suis persuadé d’avoir fait le bon choix pour ma carrière.

Vous disputerez dans quelques jours une troisième Coupe du monde U20 en Argentine. Vous aurez du retard...

K.G. : Ils sont partis mercredi. Sitôt le match terminé, j’irai prendre un avion depuis Toulouse. C’était le meilleur compromis pour me permettre de jouer ce match si important pour le FCG et rejoindre au plus vite le groupe. Cela a beau être ma troisième, une Coupe du monde U20 demeure un superbe événement. On aura à cœur de défendre notre titre.

En cas de maintien en Top 14, vous ne pourrez malheureusement pas en profiter...

K.G. : C’est bon signe ! L’an dernier déjà, avec Antonin Berruyer, nous étions partis dans la foulée du barrage contre Oyonnax et nous n’avions pas profité des festivités. Alors, si nous gagnons à Brive, je profiterai du sentiment du devoir accompli au calme, dans l’avion.

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