• Top 14 - Les Rochelais de Vincent Rattez (au milieu) vainqueurs en barrage face au Racing 92 à Colombes
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Rattez : "On était chez nous !"

Passé le succès en quarts de finale, l'ailier Vincent Rattez rend hommage aux supporters rochelais, au coup de patte de Geoffrey Doumayrou et à la star Victor Vito, ce "remplaçant de luxe"...

Midi Olympique : Que retenez-vous de l'exploit réalisé en quarts de finale, à Colombes ?

Vincent Rattez : Vendredi soir, on a très vite su que l'on était dans le vrai. Dès le début du match, nous avons été très bons dans des domaines tels l'agressivité, la discipline ou l'organisation défensive. La suite fut parfois difficile, les chocs ont même été très rudes lorsque les individualités du Racing ont accéléré. Mais globalement, nous pouvons être fiers de ce que le Stade rochelais a réalisé à Colombes.

Dans quel état avez-vous terminé la rencontre ?

V. R. : Rincés ! Il faisait lourd, les collisions étaient rudes et le match très intense. Il ne faut pas oublier, non plus, que nous sommes à près de 30 matchs disputés cette saison...

Face au Racing, le Stade rochelais a aplati un essai magnifique après un coup de pied à suivre de Geoffrey Doumayrou. Comment jugez-vous cette action ?

V. R. : Je ne m'attendais pas à ce que Geoffrey la joue au pied. Tout allait très vite, il a fait ça à l'instinct. Sur l'action, j'ai rigolé parce qu'il est rare que Geoffrey tape à suivre. Alors, quand Arthur (Retière) a récupéré le ballon et marqué, je me suis dit: "on ne peut pas perdre ce soir". (rires)

Comment envisagez-vous la suite ?

V. R. : Nous irons à Bordeaux, chez nous ou presque, pour affronter l'ogre toulousain. On n'a plus rien à perdre. L'important, c'est de n'avoir aucun regret lorsque se terminera la saison.

La transhumance de supporters, de La Rochelle à Bordeaux, risque d'être incroyable...

V. R. : Déjà, vendredi soir, c'était énorme à Paris: on était chez nous. Ces supporters, il faut leur tirer un grand coup de chapeau: à Deflandre, c'est la folie et à l'extérieur, ils sont toujours très nombreux et au final, on n'entend qu'eux. Ce week-end à Bordeaux, ce sera la folie.

La star de l'équipe, Victor Vito, était remplaçant à Colombes. Comment vit-il cette situation ?

V. R. : Victor ne s'est jamais mis en avant à La Rochelle. S'il doit être porteur d'eau, il le fera avec plaisir, cette humilité est sa grande force. Et puis, je connais beaucoup de clubs qui signeraient des deux mains pour avoir Victor Vito sur un banc de touche. [...] Sur cette fin de saison, je pense juste qu'il paie les matchs remarquables qu'il a réalisés au fil des trois dernières années. C'est l'un des joueurs les plus utilisés du Top 14, il joue devant, ça fait beaucoup pour un seul homme ! (rires)

En quoi cette demi-finale à Bordeaux sera-t-elle différente de celle perdue en 2017, face à Toulon (15-18) ?

V. R. : A Marseille, cette année-là, nous avions pris un carton rouge (Pierre Aguillon) qui avait changé le cours du match. Face à des joueurs comme Matt Giteau et tout le tralala, ça n'avait pas pardonné. Mais si on doit perdre ce week-end, contre Toulouse, ce sera les armes à la main et en ayant pratiqué le jeu de mouvement qui fait notre ADN.

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