• Aurélien Rougerie (Clermont) en 2010
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Top 14

Cinq demi-finales mémorables

Retour sur quelques demi-finales qui ont fait couler beaucoup d'encre, pour le meilleur et pour le pire.

2016 : la folie puis le débat

 

Un succès d'extrême justesse pour le Racing de Dan Carter 34-33 après prolongation face à des Clermontois dépités. Là aussi que de péripéties jusqu'à ce drop de 50 mètres de Broke James. Mais mais sur une dernière action confuse avec deux turnovers, c'est Imhoff qui scelle le sort de ce match avec un essai de plus de 50m. Et Dan Carter en personne passe la transformation de la gagne qui envoie le Racing en finale à Barcelone. Les Clermontois prostestent et l 'on assiste à une véritable dissection de la dernière action. Les Auvergnats lancent cinq ou six polémiques sur chacun de ses événements : en avant ? Hors jeu ? Brutalité ? Finalement, un seul délit paraît plaidable : une possible obstruction de Kruger sur Strettle qui tentait de rattraper Imhoff. Que de débats, de contre-débats, sur la vidéo, la philosophie de l'arbitrage. « On perd la raison » commentera Didier Méné. Mais c'est sans doute ça le charme du rugby. Le Racing sera sacré la semaine suivante à Barcelone face à Toulon.

 

2014 : le coach qui ne connaissait pas la règle

 

A Lille, Castres bat Montpellier. 22-19 après prolongation après un drop de Sremia Bai. Le match est marqué par un fait insolite. Dans les dernières minutes, Fabien Galthié refuse de faire taper une pénalité qui aurait assuré le match nul 22-22. Mais le coach du MHR se trompe, dans le stress, il estime que le 22-22 aboutirait à la victoire de Castres. En fait, il invente son propre règlement. Non, à 22-22, les deux équipes auraient été vraiment ex-aequo avec un essai transformé, un drop et quatre pénaliés. Fabien Galthié décide donc de faire taper en touche pour essayer de marquer un essai. Mais un sauteur castrais, Jannie Bornman intercepte le lancer montpélliérain. Le CO s'impose 22-19.

 

 

2010 : le chef d'oeuvre Clermont-Toulon

 

Le duel entre Clermont et Toulon, joué à Saint-Etienne en 2010 est considéré comme l'un des plus beaux matchs de phases finales de ces vingt dernières années. Clermont s'était imposé 35-29 après prolongations avec un scénario de folie. Deux fois Clermont prend le large, deux fois Toulon revient et ça se finit par un ultime plaquage de Gonzalo Canale sur Lovobalavu. Aupravant, on avait assisté à cinquante événements forts : un drop énorme de Broke James. Une domination terrible du pack des Jaunards mais en face, il y a Sonny-Bill Williams et Jonny Wilkinson. Il y a même de la polémique avec un essai accordé à Zirakashvili malgré un en-avant. M. Garcès ne juge pas utile de demander la vidéo. Dans le public, c'est très très chaud. On retiendra aussi que c'est Jeremy Malzieu qui a marqué le dernier essai de Clermont qui sera champion.

 

1995 : la polémique

 

A Béziers, le Stade Toulousain affronte Bourgoin, « petit club » ambitieux qui monte. Bougoin-Jallieu mène 10 à 9 devant 10 000 supporteurs en transe. Les Toulousains buttent comme des mouches quand Christophe Deyland tente un drop le rate. La balle atterrit dans l'en-but, confusion entre l'arrière néo-zélandais de Bourgoin Nigel Geany et Emile Ntamack . L'un a-t-il aplati ? L'autre -t-il commis un en-avant ? M . Daroque tranche sans demander l'avis de ses juges de touche. C'est ce qu'on appelle un essai de rapine, de raccroc ou d'escroc et Toulouse s'impose 16-10 dans la confusion et les premiers débats sur une possible utilisation de la vidéo.

 

1930 : le drame

 

A Bordeaux, Agen affronte Pau. Mais un ailier du SUA, Michel Pradié ne se relève pas après un plaquage de Jean Taillantou. A quatorze, les Agenais s'imposent 18-5. Mais Pradié sera déclaré mort dans la nuit à l’hôpital de Bordeaux. Il avait succombé à un déplacement des quatrièmes et cinquièmes vertèbres cervicales. Le SUA, champion finalement, vint présenter le Bouclier sur sa tombe.

 

 

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