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Entretiens

Barassi : « C’est du plaisir ! »

Champion du monde avec les moins de 20 l’année dernière, Pierre-Louis Barassi s’est imposé comme titulaire au centre aux côtés de Charlie Ngatai. Tous les deux ont marqué.

Midi Olympique : Vous marquez un essai important, pour relancer votre équipe après une entame de match ratée. Pouvez-vous nous le décrire ?

Pierre-Louis Barassi : J’avais prévenu "Titou" (Baptiste Couilloud, N.D.L.R.) que je serais là quand il partirait (sourire). Il est parti tout seul petit côté. Je l’ai suivi et je l’ai appelé. Ensuite, j’ai regardé autour de moi pour voir s’il y avait quelqu’un à l’extérieur. Il n’y avait personne alors j’ai joué le duel contre le défenseur. Je joue un un contre un sur un grand espace. L’attaquant a l’avantage sur le défenseur dans ces cas-là.

Vos jeunes coéquipiers, Baptiste Couilloud, Félix Lambey, Dylan Cretin, avaient déjà joué les phases finales la saison dernière. Avez-vous discuté avec eux sur la manière d’appréhender le match ?

P.L.B. : Non. Chacun appréhende comme il le sent. Un barrage doit être un match comme un autre. Même si… C’est facile à dire, plus difficile à faire ! Il faut se dire que c’est un match comme un autre. En face, ce sont des joueurs, comme nous. Ils sont dans la même situation que nous. Et il ne faut pas oublier que nous pratiquons un sport ! C’est facile ce que nous faisons : nous jouons au rugby. C’est du plaisir. Beaucoup de gens se lèvent très tôt le matin pour exercer leur métier. Notre job est notre passion.

Comment expliquez-vous votre entame de match difficile ?

P.L.B. : Les conditions climatiques étaient vraiment favorables pour jouer au rugby mais très difficile physiquement. Je pense que ça nous a mis en difficulté en début de match. Et nous prenons cet essai en début de match… Ce n’est pas un essai casquette mais nous ne le prenons peut-être pas si nous sommes un peu plus vigilants. Nous nous mettons un peu la tête au fond du seau mais nous avons su redresser la barre. Nous savions que Montpellier était vraiment en forme et nous avions parlé du fait de ne pas s’affoler si nous étions menés au score. Finalement, nous avons été menés quasiment tout le match… Cela a rarement été le cas à domicile cette saison.

Vous aviez vécu le même scénario contre Castres, avec un essai rapidement encaissé en début de match, pour concéder votre seule défaite à domicile (15-23 le 2 mars, N.D.L.R.). Cette expérience vous a aidée ?

P.L.B. : Oui. Nous avons fait preuve de beaucoup de mental, mis beaucoup d’envie. Nous sommes restés proches au score de Montpellier. Nous savions qu’ils risquaient de craquer tôt au tard. Nos adversaires sortaient d’une grosse série, avec huit victoires en neuf matchs je crois, sans faire beaucoup tourner. Ils se sont envoyés comme des fous. Nous savions qu’ils avaient moins de fraîcheur physique que nous et que cela paierait.

Votre coéquipier au centre, Charlie Ngatai, a semblé plusieurs fois en difficulté avant de marquer lui aussi un essai. L’avez-vous senti affecté par son coup de pied contré et l’essai de Cruden ?

P.L.B. : Charlie, à l’image de notre équipe, est un joueur qui tente beaucoup. Notre entraîneur nous le demande. Si nous voulons être champions, il ne faudra pas se satisfaire du minimum, il faut se lâcher, sortir du cadre. Forcément on loupe des trucs, on en réussit d’autres. Charlie est un mec très serein. Il apporte beaucoup de confiance. Je ne l’ai pas senti affecté.

Après les réceptions de La Rochelle et Bordeaux, vous avez été titularisé ensemble pour la troisième fois en cette fin de saison. Qu’est-ce qu’il vous apporte ?

P.L.B. : Il me conseille beaucoup. Charlie n’est pas le mec le plus bavard du monde. Mais quand il parle, c’est très pertinent. Il m’apporte son expérience. Et nous sommes complémentaires, nous arrivons à comprendre ce que l’autre fait. Il sait me faire jouer. Charlie a de bonnes mains, un bon pied. Il est très puissant et a un profil de deuxième ouvreur. A contrario, je pense être basé plus sur les extérieurs. J’ai un profil plus rapide, un profil de centre-ailier, plus que deuxième dix.

Sébastien Fiatte
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