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Coup de maître : c’était Deon « Furie » !

Le grand public, ainsi que les suiveurs occasionnels du Lou, étaient en droit de se poser quelques questions. En l’absence de Carl Fearns, pourquoi Pierre Mignoni n’avait-il pas opté pour un numéro 8 de métier comme Loann Goujon (ancien titulaire du poste sous le maillot bleu, quand même…) pour lui préférer un talonneur épisodiquement reconverti en troisième ligne ? Les quatre-vingts minutes délivrées par le Sud-Africain Deon Fourie se sont suffi à elles-mêmes pour apporter une réponse…

Omniprésent en défense, poison constant dans le jeu au sol (quatre ballons arrachés), Fourie a considérablement perturbé la mécanique héraultaise dans le jeu au sol. Tel une furie, c’est d’ailleurs lui qui arracha le ballon sur la dernière possession héraultais, dans les 22 mètres lyonnais. Plus fort encore : derrière une mêlée en difficulté en première période, le Sud-Africain s’est débrouillé comme un numéro 8 de métier, en bonifiant tous les ballons des siens. Un efficacité qui a tranché avec celle de son vis-à-vis Jacques Du Plessis, dont la perte de balle à la 69e fut fatale à Montpellier. Pour avoir été plus prompts à lui offrir le contrat de deux ans que Deon Fourie désirait, les Grenoblois peuvent d’ores et déjà se frotter les mains… 

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