Altrad : "Le MHR ne devait rien à personne"

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Le président du MHR revient sur une saison particulièrement éprouvante, évoque le cas Pienaar, la déception Cruden et assure ne pas avoir à dire merci à Mourad Boudjellal…

Midi Olympique : Quel sentiment domine aujourd’hui ?

Mohed Altrad : On a sauvé notre saison sur ces derniers matchs et franchement, je suis très fier de la réaction des joueurs et du staff : huit victoires en neuf matchs, c’est quasiment historique en Top 14. Personnellement ? J’ai souffert. J’ai du jouer le rôle de dernier rempart quand tout partait en couilles, passez-moi l’expression. C’était difficile et ma famille a souffert avec moi. Quand je rentrais à la maison et que j’entendais mes enfants dire : « On a encore perdu, papa… », ça me faisait beaucoup de peine. Il y avait un sentiment de tristesse, de deuil presque. Parce qu’on s’investit tous beaucoup au MHR.

Quel était le problème, au juste ?

M. A. : L’équipe avait perdu son âme. Après la défaite à domicile contre Perpignan, j’ai écouté les joueurs, on s’est enfermé dans les vestiaires pendant deux heures. J’ai alors découvert que la relation entre certains Sud-Africains et quelques leaders français du groupe n’était pas bonne. Ces hommes ne vivaient pas comme ils devaient vivre. Certains d’entre-eux ne respectaient pas le plan de jeu qu’on leur imposait, laissaient filer l’adversaire quand ils avaient l’impression qu’on leur avait imposé quelque chose…

Pourquoi Ruan Pienaar a-t-il été mis à l’écart ?

M. A. : Il a été un peu stigmatisé dans les médias après la finale perdue l’an passé. Au club, on a traîné ça très longtemps. Puis est arrivée la défaite contre Castres, lors de la première journée de Top 14. C’était une humiliation, une montagne de négativité et dans la foulée, Ruan a surtout eu le malheur de perdre sa sœur, tragiquement décédée. Il ne s’entraînait plus pendant cette période là, Benoit Paillaugue est revenu et finalement, rien n’a été facile pour lui cette saison.

Avez-vous remercié les Toulonnais après la victoire du Rct à Castres ?

M. A. : Vous savez comment est Mourad… Il m’a envoyé un texto après notre qualification où il disait « merci qui ? » Ca m’a fait rire, je lui ai répondu que si on n’avait pas gagné à Clermont, on ne se serait pas qualifié. Le MHR ne devait rien à personne.

Regrettez-vous qu’Aaron Cruden se soit réveillé trop tard ?

M. A. : Oui. On s’attendait à autre chose pour quelqu’un de ce niveau-là. Il ne s’est pas adapté ici, sa femme non plus. Après un début de saison difficile, il a commencé à vouloir partir, à chercher un autre club… Bon, c’est dommage. C’est juste une expérience professionnelle ratée.

Le conserverez-vous comme joker Coupe du monde ?

M. A. : C’est une éventualité. On verra. Dans tous les cas, Handré Pollard arrivera après le Mondial. Jannie du Plessis, lui, sera également joker Coupe du monde avant de prendre en mains le centre de formation du club.

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