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Entretiens

Écochard : « La défense prend aussi un risque »

Midi Olympique : Les passes du demi de mêlée sont de plus en plus souvent interceptées, notamment après des touches déviées. Comment l’expliquez-vous ?

Tom Ecochard : Il est vrai que c’est une tendance, autant dans le jeu courant que sur les touches déviées… Les jeux sont tellement analysés que les équipes trouvent des moyens de mettre un maximum de pression sur le demi de mêlée, qu’il s’agisse du verrouilleur ou du premier défenseur. C’est vraiment difficile à gérer comme situation car le défenseur qui monte sur nous est souvent à la limite de la faute : comme il déclenche sa course au moment où le ballon quitte les mains du sauteur, cela se joue à la demi-seconde et ce n’est pas facile à arbitrer. Après, la défense prend aussi un risque en tentant cette manœuvre car si le verrouilleur manque le demi de mêlée, elle se retrouve à défendre en infériorité numérique. En fait, c’est un parti pris. Certaines équipes le font souvent, d’autres jamais. Un week-end, je peux être tranquille et le suivant, je peux avoir un mec constamment sur le dos !

Comment s’en prémunir ?

T.É. : On peut demander au premier attaquant de prendre un peu plus de profondeur, à la rigueur…

 

Et ne serait-ce pas une solution de prendre quelques mètres de recul ?

T.É. : C’est délicat car ce recul va allonger la passe du sauteur. Et si l’on rajoute de la durée de suspension au ballon, on donne du temps à la défense. La passe du sauteur doit être facile pour être le plus rapide possible, donc il faut trouver un compromis.

 

Les Saracens ont réussi plusieurs interceptions sur McGrath, le numéro 9 du Leinster en finale de Coupe d’Europe…

T.É. : Les Saracens savaient que le Leinster jouait souvent à une passe, en mode "perce-muraille". Mais ils ont aussi l’habitude, sur les ballons lents ou semi-rapides, de servir directement leurs trois-quarts par une passe au cordeau, hypertendue devant la défense pour un centre ou un ailier dans le côté fermé pour trouver des cassures entre deux avants. Sauf que les Saracens l’avaient vu et ils ont souvent envoyé leur troisième ou quatrième défenseur pour couper pour intercepter.

 

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