• Les Français, emmenés par Pierre-Gilles Lakafia, ont réalisé un joli parcours. Il a fallu toute la fougue des Fidjiens pour stopper leur aventure parisienne.
    Les Français, emmenés par Pierre-Gilles Lakafia, ont réalisé un joli parcours. Il a fallu toute la fougue des Fidjiens pour stopper leur aventure parisienne. L. Picarel -
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Reportages

Des Bleus plein de promesses !

Qualifiés pour les quarts de finale de la Cup malgré deux défaites (contre le Japon et la Nouvelle-Zélande), les Bleus sont tombés les armes à la main contre les Fidji en quart de finale de Cup avant de décrocher la cinquième place du Tournoi, contre les Samoa.

La marche était sûrement trop haute. Même la présence de Virimi Vakatawa, venu rendre visite à ses anciens coéquipiers, n’a pas porté chance aux joueurs de Jérôme Daret contre les Fidji. «Nous avons rivalisé mais lorsque l’on tombe autant de ballons, il est difficile de s’imposer contre ce genre d’équipes», regrettait Stephen Parez. Ce qui sépare justement les meilleurs des outsiders comme la France. «Nous avions mis une stratégie en place mais nous n’avons pas réussi à l’appliquer pendant 14 minutes. Nous sommes pourtant devant à la pause (5-0) mais nous n’avons pas été assez tueurs», analysait Jérôme Daret, l’entraîneur de France 7. Lacunes physiques ? «C’était un match tactique avant tout, et ils ont pris l’ascendant psychologique rapidement en deuxième mi-temps. Physiquement nous étions bien, c’est dommage», poursuivait Stephen Parez. Et contre un adversaire aussi expérimenté, ce manque de lucidité ne pardonne pas. Les Fidjiens ont accéléré, les Bleus en ont fait les frais (24-5).

Les joueurs de Jérôme Daret n’auront donc pas réussi à réitérer leur prestation du week-end dernier à Londres, où ils avaient atteint les demi-finales de la Cup. Il faut dire que, ces derniers mois, les Français nous ont habitués à de (très) bons résultats. Et n’oublions pas qu’il y a quelques semaines encore, les coéquipiers de Jean-Pascal Barraque échouaient à se qualifier pour les phases finales de Cup. Et ce week-end, pour une fois, le goal-average leur est favorable. Aussi, le samedi, les Français s’étaient qualifiés au détriment de l’Écosse et du Japon (à égalité de points) malgré leurs deux défaites (contre le Japon puis contre la Nouvelle-Zélande).

Un nouveau statut à assumer

Des regrets ? «Certainement pas ! Les Fidjiens sont nos chats noirs, nous le savons. Mais je pense que nous n’avons pas à rougir de notre prestation. Comme d’autres grosses nations, ils sont très rigoureux et ils sont habitués à jouer ce genre de match à très haute intensité» poursuit Parez. Les Bleus connaissent leurs lacunes. En revanche, ils peuvent désormais regarder les favoris dans le blanc des yeux. «Les meilleurs ? Ils ont deux bras et deux jambes, comme nous. Nous avons su les bousculer, au même titre que d’autres équipes cette année, à nous de le reproduire sur la totalité d’un match, puis sur un tournoi complet», poursuivait le joueur français. Les Bleus sont allés au bout d’eux-mêmes pour décrocher la cinquième place du tournoi en battant successivement le Kenya et les Samoa, s’assurant par la même occasion la huitième place des World Series.

Il en faudra plus encore pour que leurs adversaires les craignent mais malgré les hauts et les bas, la marge de progression est constante. En d’autres termes, les Bleus veulent assumer, sans complexe, un nouveau statut : celui de candidat à la victoire finale. «On va rester humble et on va travailler pour aller plus loin», assure l’entraîneur français. De belles promesses.

Lény-Huayna TIBLE
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