• Le dernier carré de Top 14 va-t-il briser la tradition ?
    Le dernier carré de Top 14 va-t-il briser la tradition ? Patrick Derewiany / Midi Olympique -
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Top 14

Le dernier carré du Top 14 va-t-il briser la tradition ?

La logique sera-t-elle enfn respectée à Bordeaux ? Jamais depuis la création des barrages, les deux premiers de la saison régulière ne se sont qualifiés pour la finale. Et pourtant, Toulouse et Clermont semblent de taille à briser la tradition. La Rochelle, vu en voisin, et Lyon essaieront de la faire perdurer.

Est-ce que pour la première fois depuis neuf ans, la finale opposera le premier et le second de la phase régulière ? Jamais depuis la création des barrages, les demi-finales n’ont respecté la logique. Elles ont toujours été le théâtre d’un minicoup de Traflagar. L’an passé Castres en fut l’auteur. Quand va-t-il surgir ? Samedi ou dimanche ? Ce sera l’un des piments de ce week-end. Même si pourtant, cette saison, tout le monde voit venir gros comme une maison, une finale Toulouse-Clermont, tant les deux clubs ont dominé la saison, un peu comme les Saracens et Exeter l’ont fait en Angleterre, mais là-bas, il n’y a pas de barrages et les demi-finales se jouent à domicile pour les grosses pointures.

Les Toulousains ont gagné 21 matchs sur 26 et n’ont perdu que trois fois (un record) mais leur rythme s’est accéléré à partir de début novembre. Les Clermontois, eux, n’ont jamais quitté l’une des deux premières places depuis le mois d’août.

Sofiane Guitoune et Pita Ahki (Toulouse) contre Grenoble
Sofiane Guitoune et Pita Ahki (Toulouse) contre Grenoble - Icon Sport

L’idée d’un site unique pour les deux demi-finales est une idée récente. Elle a de gros avantages et quelques petits inconvénients.

Mais le choix de Bordeaux s’est avéré particulièrement heureux car trois des quatre équipes sont plutôt proches de la Gironde, ce qui se traduira par un week-end à guichets fermés. On attend notamment une déferlante des Rochelais, un retour en forme des Toulousains et l’enthousiasme des Clermontois aura facilement raison des 375 kilomètres entre leur cité et le Port de la Lune.

C’est vrai, Lyon sera le "parent pauvre" de ce week-end bordelais, la distance entre les deux villes est rédhibitoire et le LOU n’a pas encore l’habitude de déplacer les foules.

Les deux outsiders mériteront vraiment ce qualificatif. Car les Lyonnais et les Rochelais n’ont jamais joué de finale du championnat sous le régime du Top 14. Les Rochelais n’en ont jamais joué tout court, la dernière du LOU remonte à… 1933.

Ce double duel sera aussi une sorte de revue de l’élite avant la Coupe du monde avec quelques oppositions très chaudes, il offrira par exemple un duel Guitoune-Doumayrou pour un strapontin dans la liste des trente. On observera la curieuse situation de Thomas Ramos et de Romain Ntamack sous les couleurs toulousaines. Le second, ouvreur des Bleus, n’est pas celui de son club domestique, tant s’en faut en plus. Le premier, arrière en sélection, se déporte souvent à l’ouverture à Toulouse. Avec un peu de recul, ça ne lasse pas de surprendre.

Alivereti Raka (Clermont) contre Montpellier
Alivereti Raka (Clermont) contre Montpellier - Icon Sport

Chez les Auvergnats, Alivereti Raka aura une occasion de montrer qu’il est digne de son nouveau passeport, Wesley Fofana sera, mine de rien attendu au tournant. Le vétéran Rabah Slimani sait aussi qu’il a une dernière carte à jouer. La foire aux piliers est très animée avec une opposition directe Falgoux-Atonio, une opposition indirecte entre "gauchers" Priso-Baille. On gardera pour la bonne bouche la prestation de Baptiste Couilloud. On décrit le demi de mêlée lyonnais comme une possible "comète" propulsée vers le Mondial. En plus, son vis-à-vis potentiel, Morgan Parra est blessé.

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