• Liam Gill, seul avec sa tristesse. Le Lou échoue sur la dernière marche avant la finale, ce qui, une fois la déception digérée, n’enlèvera rien à la qualité de la saison des hommes de Pierre Mignon.
    Liam Gill, seul avec sa tristesse. Le Lou échoue sur la dernière marche avant la finale, ce qui, une fois la déception digérée, n’enlèvera rien à la qualité de la saison des hommes de Pierre Mignon. Icon Sport / Icon Sport
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Le LOU à la bergerie

Insuffisant en conquête et trop imprécis, les outsiders lyonnais n’ont pas réussi à faire douter l’ASM au-delà du premier quart d’heure. Leur saison s’arrête une nouvelle fois en demi-finale.

Ils s’étaient promis de ne pas commettre à nouveau les erreurs de l’an dernier. De s’approprier et de vivre l’événement plutôt que de le subir, de le considérer non plus comme un aboutissement, mais bien comme le moyen d’une fin encore plus belle. Le hic ? Il est que, même si on voudrait leur accorder toutes les circonstances atténuantes du monde, difficile de ne pas considérer que les Lyonnais ont quelque part failli à leur parole. "C’est ça qui est dommage, nous soufflait après coup l’ouvreur Jonathan Wisniewski. Même si Clermont nous était probablement supérieur, on voulait au moins évoluer à notre meilleur niveau, et on n’y est pas parvenu." Ce match de dimanche n’étant finalement pas de nature à casser l’image du Lou.

Car si le résultat sec demeure un peu plus flatteur que la rouste de l’an passé contre Montpellier, les Lyonnais n’en ont pas moins mesuré l’écart qui les sépare encore des ténors du Top 14, nonobstant durant ce premier quart d’heure où ils semblèrent surtout bénéficier du manque de rythme des Auvergnats. Dominés de la tête et des épaules en mêlée fermée, pris en défense sur deux lancements de jeu après touche, malchanceux face aux barres (trois poteaux touchés par Wisniewki et Doussain), les Rhodaniens ont même par instants donné l’impression d’être comme perdus sur le terrain, à l’image du symbole Couilloud qui a déjoué sous la pression clermontoise. Le sentiment de frustration ressortant même à plusieurs reprises, face aux inévitables provocations adverses…

Puricelli : "Ce n’est pas une stagnation"

Alors quoi ? Que retenir d’une saison que le Lou aura donné l’impression de davantage maîtriser que la précédente, pour une issue malheureusement assez similaire ? "Qu’il y a quand même eu une progression sur l’ensemble de la saison, défendait Julien Puricelli. En interne, on a eu le sentiment d’aborder cette fois cette demi-finale avec plus de confiance, avec le sentiment qu’on pouvait le faire. Il nous manque encore manifestement quelque chose pour y arriver mais déjà, contrairement à l’an dernier, on n’a pas complètement manqué notre match." Suffisant pour ne pas parler de stagnation ? Le terme, en tout cas, faisait hausser le sourcil du capitaine lyonnais. "Clermont a perdu 10 finales avant d’en gagner une, est-ce qu’on leur parlait de stagnation à chaque fois ? En ce qui nous concerne, on construit un groupe, et ça se fait petit à petit. On vient de perdre deux demi-finales, voilà, il nous reste encore à franchir ce cap qui nous permettre de nous faire encore plus mal tut en étant plus rigoureux, pour être encore plus efficace."

Ce cap qui fera tout simplement passer le Lou d’équipe de haut niveau à équipe de très haut niveau. Car non, le Lou n’est pas mort ce soir, ainsi que s’amusaient à méchamment chambrer les supporters clermontois. N’empêche que cette déconvenue ne sera pas forcément de nature à changer dès cette saison l’image du club, ni à drainer un engouement populaire à la hauteur de la saison de l’équipe. Un dernier sujet de réflexion qui passera, lui aussi, par les résultats…

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