• Ambre Mwayembé, deuxième ligne de Grenoble, était l’une des deux filles du tournoi A.Cadre courageux de son équipe, elle rejoindra l’académie des Amazones l’an prochain.
    Ambre Mwayembé, deuxième ligne de Grenoble, était l’une des deux filles du tournoi A.Cadre courageux de son équipe, elle rejoindra l’académie des Amazones l’an prochain. VALENTINE CHAPUIS / VALENTINE CHAPUIS
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Finales Super Challenge féminines : Ambre solaire

Avec son équipe de Grenoble, ambre Mwayembé a disputé le tournoi principal au poste de deuxième ligne comme titulaire. un bel avenir lui est promis.

Depuis quelques années maintenant le Super Challenge de France-Midi Olympique a vu l’apparition d’une présence féminine dans les équipes qui disputent la compétition. Cette version 2018-2019 n’échappe pas à la chose et elles étaient donc deux sur le tournoi principal de Toulouse à défendre les couleurs de leurs équipes : Lyon et Grenoble. Au sein de l’équipe iséroise la présence d’Ambre Mwayembé n’étonne pas plus que cela et ne détonne plus. "Nous avons énormément confiance en elle, on lui a donné beaucoup de temps de jeu cette année lors des différents tournois qualificatifs du Super Challenge et elle a pris une place très importante dans le groupe", souligne son entraîneur principal Nicolas Bonnet-Gros.

Bandeau au front et science du placement

L’éducateur a détecté ce talent brut « sur des sélections et des matchs dans le cadre du challenge fédéral » du côté de Vizille, petite bourgade au sud de Grenoble. C’est là que la jeune fille, franco-marocaine, y a commencé le rugby en CM2 et l’a poursuivi jusqu’aux moins de douze ans deuxième année, date à laquelle elle a ensuite rejoint les minimes grenoblois. Bandeau au front, Ambre se retrouve dans la cage à l’image des illustres deuxième ligne (Lorieux, Brouzet, Chaffardon), et des prometteurs successeurs (Jolmes, Geraci, Capelli) façonnés à l’école grenobloise. « Nous n’avions pas de filles depuis plusieurs années. Je me suis dit qu’il fallait la faire profiter de ce haut niveau minimes pour qu’elle puisse s’épanouir car elle stagnait dans son club. Cela a été un challenge parce qu’une fille dans une équipe de garçons on veut aussi la protéger. D’autant qu’elle joue à un poste exposé », poursuit Nicolas Bonnet-Gros qui se montre admiratif de son parcours. Et de ce qu’Ambre montre sur le terrain. « Elle s’en sort plus que bien. Elle est souvent dans les meilleurs joueurs, elle joue debout et elle a énormément de mental. » Un coup d’œil à sa prestation lors du dernier match de poule de la première phase face à Toulouse a permis de se rendre compte de son potentiel. 
Malgré la défaite lourde du FCG, Ambre, crampée en toute fin de rencontre, n’a pas démérité, bien au contraire, se montrant notamment juste dans ses choix et son placement défensif et offensif, ratant un essai pour quelques centimètres. « C’est un petit peu la maman du groupe. Elle a énormément de respect par rapport à ses coéquipiers et elle est énormément respectée », rajoute Nicolas Bonnet-Gros à propos de celle qui termine sa dernière année minimes. Et qui rejoindra dès la saison prochaine l’académie des Amazones du FCG, championnes de France de Fédérale 2 cette saison et maintenues en Élite 1 féminine. En attendant, la jeune fille s’est illustrée en inscrivant un essai contre Montpellier ce dimanche matin. Ambre a savouré son week-end toulousain. « C’est une fierté d’être ici. Cette équipe est une famille et c’est génial car on ne lâche jamais. Mes coéquipiers comptent sur moi, et je compte sur eux. » Qui a dit que le rugby était seulement une histoire d’hommes ? 

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