• Camille Grassineau (France) contre l'Angleterre
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Rugby à 7

Igarza : « Un vrai côté imprévisible »

Germain Igarza, l'entraîneur adjoint de l’équipe de France à 7 Féminines, revient sur la préparation des Bleues pour le Tournoi de Biarritz, dernière étape du circuit mondiale.

Comment s’est déroulé votre stage à Soustons ?

Germain Igarza : Ce n’est pas la première fois que nous allions en stage à Soustons. Nous savions qu’il y avait de très bonnes installations. Comme d’habitude, nous avons été très bien reçus et nous sommes très contents de ce stage. En plus, il a fait plutôt beau (rires). C’était la petite inquiétude que nous avions avant de partir, mais pour l’instant nous avons été plutôt préservés.

Quel fut le programme ?

G.I. : Nous sommes arrivés jeudi dernier (le 6 juin, N.D.L.R.). Il y a cinq jours d’entraînements pendant lesquels nous avons alterné les entraînements et la musculation. Nous avions laissé le dimanche « off ». Du coup, avec les filles et le staff, nous sommes allés voir la demi-finale de Top 14 à Bordeaux.

Comment abordez-vous le tournoi qui se profile, ce week-end, à Biarritz ?

G.I. : Mathématiquement, nous pouvons encore nous qualifier directement pour les jeux Olympiques. C’est donc un tournoi « bonus » dans tous les sens ! Nous ne sommes pas responsables de ce que vont faire les autres. L’idée, c’est évidemment de performer pendant ce tournoi et de le gagner, c’est la première des choses. Et dans tous les cas, si l’Australie venait à se qualifier en passant les quarts de finale, ce sera la meilleure des préparations pour ce qui se passera après (le tournoi qualificatif pour les JO qui aura lieu à Kazan, mi-juillet). Nous jouons des équipes sur le World Series qui sont le haut niveau mondial. Dans la hiérarchie, il n’y a qu’à regarder le classement. L’Europe est respectivement aux places cinq, six, sept et huit. Donc ce week-end, nous allons jouer des équipes qui font partie du top 4 mondial. Ces quatre meilleures équipes, au moins cette année, sont dans le même niveau que nous. C’est donc important de matcher contre elles. Je ne vais pas dire que ça rend les choses plus faciles, après, en Europe, parce que ce n’est pas le cas et il y a de très bonnes équipes, mais au moins nous serons préparés pour les jouer comme il faut.

Que pensez-vous de votre poule ?

G.I. : Il y a de très belles équipes. Les Fidjiennes sont imprévisibles et très dures au contact, donc ça sera très bien. Les Chinoises progressent depuis le début de l’année. Elles ont été très performantes à Longford. Les USA sont également des concurrentes directes. Nous avons vraiment tout pour préparer comme il faut ce tournoi.

Quels seront vos meilleurs atouts ?

G.I. : Nous faisons chaque tournoi pour le gagner donc, au-delà d’avoir les meilleures joueuses, nous essayons le meilleur assemblage. Nous composons une équipe bien équilibrée avec les filles qui ont l’air en forme. Elles se sont très bien préparées. Je suppose, et je pense, qu’elles seront au rendez-vous ce week-end. Elles ont juste à faire ce qu’elles savent faire et ce qu’elles appliquent tous les week-ends à l’entraînement.

Mais où peuvent-elles être les plus dangereuses, selon vous ?

G.I. : Je pense qu’elles ont un vrai côté imprévisible. Ce sont des joueuses qui sont très différentes les unes des autres, donc ça participe aussi à ça. Elles sont dangereuses par leurs prises d’initiatives, par l’intensité et la conviction qu’elles y mettent. Nous avons un peu de tout avec des filles qui vont être capables de terminer des coups de loin, d’autres filles qui sont puissantes. Avoir des profils un peu partout est la vraie richesse de cette équipe de France.

Pablo Ordas
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