• Fanny Horta, la capitaine de l’équipe de France à 7 féminines, s’épanouit dans la discipline
    Fanny Horta, la capitaine de l’équipe de France à 7 féminines, s’épanouit dans la discipline World Rugby / World Rugby
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Rugby à 7

Le sept s’exporte à Biarritz !

Le stade Aguilera accueille, ce week-end, la dernière étape du HSBC Women’s Sevens Series à l’issue de laquelle l’équipe championne du circuit mondial sera connue. Mais pas que…

C’est à Biarritz que va se dérouler, ce week-end, la sixième et ultime manche du World Rugby Women’s Sevens Series. À l’heure qu’il est, les Néo-Zélandaises, en tête du classement général, sont les mieux placées pour remporter le circuit. Deuxièmes du circuit mondial, l’an dernier, derrière l’Australie, elles comptent aujourd’hui douze points d’avance au classement sur les Américaines, secondes, quatorze sur les Canadiennes, troisièmes et dix-huit sur les Australiennes, quatrièmes. Messieurs-dames, sortez vos calculatrices, elles seront peut-être nécessaires, dimanche après-midi, pour connaître le nom de l’équipe sacrée championne. Cette première inconnue sera accompagnée d’une autre, tout aussi importante. La pelouse d’Aguilera, en plus de désigner le pays champion pour l’édition 2018-2019, enverra aussi trois autres formations au JO de Tokyo, dans un an, pour accompagner le Japon et la Nouvelle-Zélande déjà qualifiés. L’aspect sportif, au centre des débats, ne sera pas, pour autant, l’unique enjeu de ce rendez-vous estival, sur la Côte basque. Bien au contraire…

Horta : « Le ballon bouge beaucoup plus vite »

Devenu sport Olympique aux jeux de Rio en 2016, le rugby à VII n’a cessé de se professionnaliser ces dernières années. Fanny Horta, capitaine de l’équipe de France féminine de rugby à VII, pendant lesdits JO explique : « Je me rends compte que le niveau n’est pas le même que lorsque j’ai commencé et ça le rend d’autant plus intéressant et exigeant. Selon moi, le ballon bouge beaucoup plus vite. Certaines équipes invitées sur des tournois arrivent maintenant à poser des problèmes parce qu’on ne les voit pas souvent et elles peuvent, ainsi, provoquer un effet de surprise. Que ce soit physiquement ou techniquement, on sent que le niveau est là. Les matchs sont alors intenses et c’est vraiment ce que l’on apprécie dans le rugby à VII. » Germain Igarza, entraîneur adjoint, poursuit : « L’évolution est exponentielle. Toutes les équipes sont devenues mieux préparées, plus exigeantes, donc forcément beaucoup plus techniques. Maintenant, nous avons vraiment des compétitions de haut niveau avec de très belles athlètes. De plus en plus de potentiels physiques viennent, ça va vite, fort et je ne pense pas que ça va ralentir. C’est très bien et de plus en plus attractif pour tout le monde. »

Promotion ou (re)découverte

Organisée au stade Jean-Bouin de Paris l’an dernier, à Gabriel-Montpied (Clermont-Ferrand) en 2016 et 2017, c’est donc sur la Côte basque qu’aura lieu l’étape française cette année. Un nouveau stade, une nouvelle région : l’occasion de promouvoir un peu plus la discipline dans une région où le XV est aujourd’hui roi. « C’est très bien de permettre aussi aux futures générations de pouvoir voir comment se déroule un tournoi, avec les temps qu’il y a entre chaque match, souligne Fanny Horta. C’est une manière de prendre conscience de l’exigence que nécessite ce sport sur la répétition des efforts, la concentration, la remobilisation. Je pense que peu de gens se rendent compte de ce trait caractéristique du rugby à sept. » Germain Igarza conclut : « Même si le rugby féminin a vraiment le vent en poupe en ce moment et que c’est un petit peu à la mode, ce tournoi va nous permettre de viser d’autres publics qui n’ont pas forcément l’habitude de voir du sept. »

Pablo Ordas
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