• Maximé Médard (Toulouse) soulevant le Bouclier de Brennus devant ses supporters
    Maximé Médard (Toulouse) soulevant le Bouclier de Brennus devant ses supporters Patrick Derewiany / Midi Olympique / Patrick Derewiany / Midi Olympique
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Médard : « J’ai eu peur de ne plus le revivre »

Après sept ans d’abstinence forcée, l’ailier international est revenu présenter le Brennus sur la place du Capitole pour la quatrième fois de sa carrière. Un moment forcément particulier.

Est-ce que cela vous manquait de revivre ces moments au Capitole ?

Maxime Médard : Oui, beaucoup. Plus qu’on ne peut l’imaginer quand on y va régulièrement. Cela faisait sept ans que je n’étais pas revenu présenter ce Bouclier au public. C’est long. Franchement, c’est énorme pour moi de connaître à nouveau ces moments magiques, devant une place bondée. Cette ville vit au rythme du rugby et on se devait de lui ramener ce titre. Il marque le renouveau du Stade toulousain. Il se mesure d’ailleurs dans la ferveur des supporters ces derniers mois parce qu’on a retrouvé un engouement incroyable au stade. Notre public répond présent. Mais je crois aussi que cette équipe a retrouvé des valeurs et une culture de la gagne qui s’était un peu perdue. Il y a eu un nouveau staff, un nouveau président, des nouvelles idées, un nouveau projet et ça fonctionne. Je tiens à souligner l’importance de certains joueurs qui ont très peu joué toute la saison mais qui sont là pour célébrer ce Brennus car il leur appartient autant qu’à nous. Ils n’ont jamais triché, nous ont permis d’en être là. Ce groupe avait des ressources exceptionnelles.

Avez-vous eu peur de ne plus revoir le Capitole avec le Brennus dans les mains ?

M.M. : Oui, franchement, j’en avais peur. Il faut se faire une raison et je sais que je suis de plus en plus proche de la retraite. Je vis mes dernières années de rugbyman et je craignais d’arrêter le rugby sans avoir le privilège de le revivre au moins une dernière fois. C’est donc très bien que ce soit arrivé maintenant (sourires).

Jusque-là, vous étiez un des seuls de ce groupe à avoir connu ce genre de célébration…

M.M. : Oui, même s’il y avait Gillian (Galan) aussi en 2012. C’est vrai que je l’avais déjà vécu mais cela procure toujours autant de bonheur. La nouvelle génération avait besoin de le connaître. Je suis passé par là, je sais ce que c’est. Et je suis donc persuadé que tous ces jeunes joueurs voudront revenir lors des prochaines saisons. Je le répète mais c’est énorme d’être acteur de tels instants. Je suis fier de le partager avec tous ces mecs pétris de talent, de les accompagner. C’est de l’or pour les anciens comme moi. Je suis heureux de voir que la formation toulousaine reste remarquable.

Il paraît que lorsqu’on devient champion de France avec Toulouse, on ne réalise qu’une fois arrivé au Capitole. Est-ce vrai ?

M.M. : Oui, mais j’ai été impressionné d’observer le monde qu’il y avait au bord de la route et dans les rues avant même d’arriver au Capitole. C’était fou ! Personnellement, j’ai eu des frissons durant tout le trajet du bus. Pour moi, rien ne change. Je ressens toujours autant d’émotion, surtout quand on est un enfant de ce club. J’avais les larmes aux yeux. Des larmes de joie bien sûr. 

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