• Matthis Lebel (France) contre l'Argentine pendant le Mondial U20
    Matthis Lebel (France) contre l'Argentine pendant le Mondial U20 Walter Gasparini / Walter Gasparini
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Coupe du Monde

L'heure des comptes a sonné

Au terme d'une phase de poules à rebondissements, le moment est venu de dresser un premier bilan pour les Bleuets.

Deux victoires et une défaite, 11 points au compteur et une place de meilleur deuxième, voilà le bilan des Bleuets à l’issue de la phase de poules. La déconvenue face à l’Argentine ne doit, en aucun cas, éclipser le contenu enthousiasmant entrevu face au pays de Galles et aux Fidji. Entreprenants, généreux et ambitieux, les Tricolores ont prouvé qu’ils valaient mieux que le vent de critique qui s’est abattu sur eux au lendemain du match face aux Pumitas.

Conscient des qualités de son groupe, David Darricarrère partageait cet avis à la veille de la demi-finale : "Nous avons pris trois bonus offensifs lors de cette phase de poules. Ça prouve que nous avons la capacité offensive de marquer des essais." En effet, les Français ont inscrit la bagatelle de treize essais en trois matches. Une capacité à faire vivre le ballon incarnée par deux hommes, Donovan Taofifenua et Mathis Lebel. Un duo aux aptitudes offensives exceptionnelles qui doivent guider cette équipe vers le succès et conclure les nombreux franchissements bleus, trop souvent vains.

Conclure à tout prix

"À nous de nous reprendre en main, de travailler avec plus de simplicité et de précision. On se qualifie mais à ce niveau-là ça ne suffit pas. Il faut avoir de l’éveil, de la précision et de la justesse dans nos prises de décision", concédait Sébastien Piqueronies à l’issue de la rencontre face à l’Argentine. Malgré une attaque tout feu tout flamme, l’efficacité des Bleuets pose aujourd’hui problème. Voilà le véritable point faible de cette équipe. "Nous sommes trop inconstants dans ce qu’on produit, nous avons de vrais moments de flottement qui nous empêchent de finir les coups. Nous franchissons énormément pour très peu d’efficacité, c’est le fait marquant de ces trois premiers matchs", poursuivait David Darricarrère. Un mal à régler au plus vite au vu de la prochaine échéance.

Entre certitudes offensives et manque de précision chronique, la barque bleue navigue entre deux eaux.

Thomas Saint-Antonin
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