• Le capitaine Arthur Vincent devra encore montrer la voie aux siens pour glaner un deuxième titre mondial.
    Le capitaine Arthur Vincent devra encore montrer la voie aux siens pour glaner un deuxième titre mondial. Walter Gasparini / Walter Gasparini
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Coupe du Monde

Doublé tranchant

Pour leur deuxième finale de rang en championnat du monde, les Bleuets affronteront l’Australie, ce samedi soir à 20h30. 

"D’abord, on va bien profiter de cet état de fierté et de bonheur pour capitaliser de l’énergie positive. Deuxièmement on va devoir être très méticuleux, précis et organisé sur la récupération : comment est-ce qu’ils vont dormir, comment ils vont s’hydrater, comment ils vont manger, les massages obligatoires avec une journée de repos fondamentale de balnéo pour se régénérer au maximum. Et ensuite la troisième étape sera de se préparer à l’Australie, nouvel adversaire, qui a roulé sur l’Argentine aujourd’hui (lundi, N.D.L.R.)."

Voilà, tout simplement. À peine ses jeunes protégés avaient-ils franchi l’étape sud-africaine, que la préparation de la prochaine échéance était dans la tête du manager Sébastien Piqueronies.

Pour cause, après cette victoire de prestige, ses Bleuets reverront la finale, un an après le sacre acquis à Béziers, face à l’Australie cette fois-ci. Qualifiés dès le second match de poule après des victoires aux dépens de l’Italie (36-12) puis de l’Irlande (45-17), les Wallabies ont ensuite très lourdement chuté face à des Anglais hors course pour la qualification (33-56) lors de la dernière journée, disputant l’intégralité de la rencontre à quatorze après l’expulsion de leur flanker et capitaine, Fraser McReight.

L’Australie meilleure attaque

En demi-finale face aux Argentins, c’est un nouveau joueur majeur de l’effectif, le demi de mêlée, Michaël MacDonald, qui était trop vite exclu après un second carton jaune. Une nouvelle fois pour un plaquage dangereux.

Car s’ils possèdent déjà une ligne de trois-quart aussi géniale qu’efficace notamment incarnée par l’arrière Lucas, les Wallabies savent également se montrer généreux en défense, parfois à l’extrême. Face à la meilleure attaque de la compétition, 37 points inscrits en moyenne par rencontre, les Bleuets devront s’appuyer sur ce qui a fait leur force face à l’Afrique du Sud : la défense. Impériaux, les Tricolores avaient fait vivre un cauchemar aux Baby Boks, les mettant systématiquement sur le reculoir. À en croire les joueurs, c’est avant tout une affaire de solidarité : "La défense c’est une affaire collective, tout le monde a su se mettre au diapason", expliquait le troisième ligne, Matthias Haddad-Victor.

"Il a fallu se dire deux, trois choses"

Du solide au menu donc, mais pas de quoi impressionner des Français sûrs de leur force. Aux portes de la mort après "l’inadmissible défaite" face aux Pumitas, pour reprendre les mots de Louis Carbonel, les Français ont su se reprendre. "Le groupe a eu besoin de se remettre en question après l’Argentine, il a fallu se dire deux trois choses, discuter entre nous pour repartir de l’avant. On savait que c’était juste un mauvais match et qu’il fallait passer directement au suivant", poursuivait le pilier Jean-Baptiste Gros. Une remise en question jugée nécessaire et apparaissant comme l’un des facteurs clé dans la réussite du groupe. Reste maintenant une dernière marche à gravir, la plus haute mais inévitablement la plus belle. À l’heure d’aborder la rencontre, c’est une nouvelle fois, l’état d’esprit collectif qui est inlassablement mis en avant par les joueurs, Matthias Victor-Haddad en tête : "On va aborder la finale avec ce même état d’esprit collectif pour pouvoir accrocher un titre au bout."

Léo-Pol Platet
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