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Coupe du Monde

Un œil sur 2023

Avec deux tiers des joueurs ayant moins de 28 ans, qui postuleront donc pour le Mondial suivant en France, l’occasion est belle de préparer déjà la suite, surtout au vu des talents qui arrivent.

Il y a un an, presque jour pour jour, les Moins de 20 ans étaient sacrés champions du monde et aussitôt catalogués "génération 2023". Les fantasmes d’en voir dès 2019 au Japon existaient déjà. En décembre dernier, le sélectionneur des Bleuets Sébastien Piqueronies, qui a encore mené son équipe jusqu’en finale de la compétition cette année (à disputer ce samedi), prenait les paris dans ces colonnes : "Je ne serais pas étonné d’en voir quelques-uns au Japon même si je pense qu’ils seront peu." Le technicien avait vu juste : ils seront exactement deux, en l’occurrence le pilier Demba Bamba et l’ouvreur ou centre Romain Ntamack.

Si Louis Carbonel, par exemple, pouvait aussi nourrir de légitimes espoirs au vu de sa présence parmi les 65 joueurs suivis, c’est quand même significatif. Voilà qui permet, quelque part, de se projeter sur la suite, d’autant plus que plusieurs membres du staff seront de la prochaine aventure, à savoir Fabien Galthié, Laurent Labit et Thibault Giroud respectivement sélectionneur, entraîneur des trois-quarts et préparateur physique. L’occasion est belle de se forger un premier socle commun en vue du Mondial qui aura lieu en France. Au-delà, une majorité de joueurs retenus dans le groupe actuel seront encore susceptibles d’être là. 24 des 37 membres de la liste retenue par Jacques Brunel ne dépassent pas les 27 ans. Cela représente tout de même 65 % de l’effectif.

Le Japon, c’est déjà demain

Forcément, il est légitime de penser que la bande de Brunel pourrait manquer d’expérience en terres nipponnes. Mais le bénéfice pourrait être grand pour l’avenir. D’autant plus qu’un Julien Marchand, promis à un avenir de leader au sein du XV de France, va revenir de blessure, et que les Gros, Geraci, Woki, Joseph, Coville, Carbonel, Barassi, Tauzin, Laporte, Vincent et autres titrés en 2018 vont rapidement frapper à la porte. "2023 est une échéance importante pour eux, nous confiait aussi Piqueronies il y a six mois. On a la chance d’avoir une jeunesse pleine de qualités et d’autres jeunes joueurs déjà aboutis. Dans les années à venir, on aura donc un squad ultra-concurrentiel entre ceux qui arrivent, ceux qui seront encore sélectionnables et ceux qui vont pousser. La très bonne nouvelle du rugby français est là. En 2023, les Camara, Iturria, Fickou, Poirot et autres seront encore en âge d’être performants." Voilà pourquoi le Japon, ce sera peut-être déjà demain.

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