• Les Auscitains ont décroché une nouvelle finale au bout du suspense contre Belvès. Photo DDM
    Les Auscitains ont décroché une nouvelle finale au bout du suspense contre Belvès. Photo DDM
Publié le / Modifié le
Fédérale 3

Entrer dans l’histoire

Après moins de deux ans d’existence et deux montées, le jeune Rugby Club auscitain peut remporter un premier trophée.

Ils peuvent tout simplement écrire la première ligne du palmarès d’un club qui fêtera ses deux ans d’existence le 20 juillet prochain. Eux, ce sont des joueurs qui pour la plupart des joueurs ont accepté de jouer à Auch alors que la ville pleurait encore son FCA et sa glorieuse histoire. Eux, ce sont des garçons qui ont dû batailler en Honneur, qui ont déjà réussi l’exploit de décrocher deux montées en deux ans alors que tout était à reconstruire. Cette finale doit être leur cadeau. "Notre salaire, c’est ce Bouclier, résume l’entraîneur Grégory Menkarska. Il est temps que les joueurs aillent se payer. Avoir un titre en commun, être champion de France, c’est quelque chose de spécial et ils rentreraient dans l’histoire de ce club. Après tout ce que nous avons traversé depuis deux ans, ça serait une magnifique récompense." Il faut dire que les dirigeants se demandaient encore comment trouver des jeux de maillots, des plots d’entraînement à l’été 2017 mais surtout des joueurs qui voudraient bien prendre une licence.

Une âme de survivants qui devrait encore animer le groupe gersois ce dimanche, d’autant plus que les Auscitains sont passés tout près de l’élimination le week-end dernier face à Belvès en demi-finale. Ils n’ont dû leur salut qu’à un essai marqué dans les arrêts de jeu sur une inspiration osée de l’expérimenté Frédéric Couzier tentant une transversale au pied finalement gagnante. "Après notre match quasi parfait en quart de finale, cette courte victoire nous a montré que l’équilibre est fragile, poursuit l’ancien pilier. Nous avons été bousculés comme jamais cette saison. Après, une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne."

Lagardère absent

La plupart des Auscitains le savent déjà puisqu’ils remportaient ensemble la finale de Fédérale 1B alors que la dissolution du FCAG était déjà actée depuis quelques jours. "C’est important que la moitié de ce groupe ait déjà vécu une finale. Ça se joue surtout sur la fraîcheur et la discipline." Et c’est surtout l’état physique des troupes qui occupait tous les esprits cette semaine aux abords du stade Jacques-Fouroux. La demi-finale a vraiment marqué les corps tant leurs adversaires ont dominé physiquement les débats. La priorité a donc été de soigner les petits bobos, d’autant plus que le deuxième ligne Irakli Revishvili, sérieusement blessé dimanche dernier, ne sera pas de la partie. C’est aussi le cas de l’expérimenté Anthony Lagardère dont l’absence pour une éventuelle finale était connue de longue date. Frédéric Couzier, de retour à la compétition face à Belvès, devrait donc débuter ce dimanche à Saint-Junien.

Les Auscitains connaissent donc bien cette odeur de phases finales. Le dernier titre du FCAG, celui de champion de France de Fédérale 1B face à Massy, c’était en 2017.

Les Gersois ont l’occasion, ce week-end, de remporter le premier titre du nouveau RCA deux ans plus tard. Histoire de montrer qu’ils n’ont pas perdu la main.

AUGOT Nicolas
Voir les commentaires
Réagir